287
ACTE I, SCÈNE VI.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.
Je n’en doute point.
SBRICANI.
Ennemi de la fourberie.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.
J'en suis persuadé.
SBRICANI.
Et qui n’est pas capable de déguiser scs sentiments.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.
C’est ma pensée.
SBRICANI.
Vous regardez mon habit, qui n’est pas fait comme les au-tres; mais je suis originaire de Naples, à votre service, etj’ai voulu conserver un peu et la manière de s’habiller et lasincérité de mon pays.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.
C’est fort bien fait. Tour moi, j’ai voulu me mettre à lamode de la cour pour la campagne.
SBRICANI.
Ma foi, cela vous va mieux qu’à tous nos courtisans.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.
C’est ce que m’a dit mon tailleur. L’habit est propre cl ri-che, et il fera du bruit ici.
SBRICANI.
Sans doute. N'irez-vous pas au Louvre?
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.
Il faudra bien aller faire ma cour.
SRRIGANI.
Le roi sera ravi de vous voir.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.
Je le crois.
SBRICANI.
Avez-vous arrêté un logis?
MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.
Non ; j’allais en chercher un.
SBRICANI.
Je serai bien aise d’être avec vous pour cela ; et je connaistout ce pays-ci.
SCÈNE VI.
ÉRASTE, monsieur DE TOURCEAUGNAC, SRRIGANI.
ÉRASTE.
Ah! qu’est-ce-ci? Que vois-je? Quelle heureuse rencontre.