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Tome II.
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M. DE POURCEAUGNAC.

Monsieur de Pourceaugnac! Que je suis ravi de vous voir!Comment ? il semble que vous ayez peine à me reconnaître !

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Monsieur, je suis votre serviteur.

ÉRASTE.

Est-il possible que cinq ou six années m'aient ôté de voiremémoire, et que vous ne reconnaissiez pas le meilleur amide toute la famille des Pourceaugnac?

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Pardonnez-moi. ( nas, à sbrigani.) Ma foi, je ne sais qui il est.

ÉRASTE.

lln’yapas unPourceaugnac à Limoges que je neeonnaisse,d puis le plus grand jusques au plus petit ; je ne fréquentaisqu'eux dans le temps que j’y étais, cl j'avais l'honneur dévous voir presque tous les jours.

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.

C’est moi qui l’ai reçu, Monsieur.

ÉRASTE.

Vous ne vous remettez point mon visage?

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.

Si fait, (a Sbrigani.) Je ne le connais point.

ÉRASTE.

Vous ne vous ressouvenez pas que j'ai eu le bonheur deboire je ne sais combien de fois avec vous.

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.

Excusez-moi. (a Sbrigani.) Je ne sais ce que c’est.

ÉRASTE.

Comment appelez-vous ce traiteur de Limoges qui fait sibonne chère?

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.

Petit-Jean?

ÉRASTE.

Le voilà. Nous allions le plus souvent ensemble chez luinous réjouir. Comment est-ce que vous nommez à Limogesce lieu oü l’on se promène?

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.

Le Cimetière des Arènes.

ÉRASTE.

Justement. C'est où je passais de si douces heures à jouirde votre agréable conversation. Vous ne vous remettez pastout cela!

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.

Excusez-moi ; jeme le remets. (A Sbrigani.) Diable emportesi je m'en souviens!