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ACTE I, SCÈNE XV.
SECOND MÉDECIN.
Sù, cantate, bnllate, ridete ;
E, bo far meglio volete,
Quando sentite il dcliro vicino,
Pigliate del yino,
E qualche volta un poco di tabao.
Allegramonte, monsu Pourccauguac (1).
SCÈNE XIV.
Monsieur DE POURCEAUGNAC., deux médecins
GROTESQUES, MATASSINS.
ENTRÉE DE IîALLET.
(Danse des matassins autour de M. de Pourceaugnac.)
SCÈNE XV.
Monsieur DE POURCEAUGNAC , en apothicaire ,tenant une seringue,
L’APOTHICAIRE.
Monsieur, voici un petit remède, un petit remède, qu'ilvous faut prendre, s’il vous plaît, s’il vous plaît.
MONSIEUR UE POURCEAUGNAC.
Comment? je n’ai que faire de celai
l’apothicaire.
11 a été ordonné, Monsieur, il a été ordonné.
MONSIEUR DE rOURCEAUGNAC.
Ah ! que de bruit !
l'apothicaire.
Prenez-le, Monsieur, prenez-Ic ; il ne vous fera point demal, il ne vous fera point de mal.
(1) À lft première représentation de Pourceaugnac , donnée à Chambord devantle roi, Lulli joua le rôle d’an des déni médecins grotesques, et, par conséquent,chants sa part de «es trots couplets, dont il avait, dit-on, fait les paroles, etdont certainement fl. avait fait la musique. Voici la traduction des oonplets ita-liens :
« Bonjour, bonjour, bonjour. No vous laissez pas tuer par les souffrances de« la mélancolie. Nous vous ferons rfro avec nos chants harmonieux. Nous no som-« mes venus ici que pour vous guérir. Bonjour, bonjour, bonjour. »
« La folie n’est pas antre chose que la mélancolie. Le malade n’est pas déscs-« péré, s'il vent prendre un peu do divertissement. La folio n’est pas autre chose« que la mélancolie. »
« AllonB, courage ! Chantez, dansez, riez ; et, si vous voulez encore mieux faire« quand vous sentirez approcher votre accès do folio, prenez un votre de vin,a et quelquefois une prise de tabac. Allons, gai, monsieur de Pourceaugnac i » (A.)