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Tome II.
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ACTE II, SCÈNE III.

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PREMIER MÉDECIN.

Ne vous ou mcllcz pas en peine.

ORONTE.

Est-ce quelque mal...

PREMIER MÉDF.CIN.

Les médecins sont obligés au secret. Il suffit que je vousordonne, à vous et à votre fille, de ne point célébrer, sansmon consentement, vos noces avec lui, sur peine d’encourirla disgrâce de la Faculté, et d’étre accablés de toutes les ma-ladies qu'il nous plaira.

ORONTE.

Je n'ai garde, si cela est, de faire le mariage.

PREMIER MÉDECIN.

On me l'a mis entre les mains, et il est obligé d'être monmalade.

ORONTE.

A la bonne heure.

PREMIER MÉDECIN.

Il a beau fuir; je le ferai condamner, par arrêt, à se faireguérir par moi.

OIIONTE.

J'y consens.

PREMIER MÉDECIN.

Oui, il faut qu’il crève, ou que je le guérisse.

OIIONTE.

Je le veux bien.

PREMIER MEDECIN.

Et, si je ne le trouve, je nVcn prendrai à vous ; et je vousguérirai au lieu (le lui.

ORONTE.

Je me porle bien.

PREMIER MÉDECIN.

Il n’importe. Il me faut un malade, et je prendrai qui jepourrai.

OIIONTE.

Prenez qui vous voudrez; mais ce ne sera pas moi. (Seul.)Voyez un peu la belle raison !

SCÈNE III.

ORONTE, SIïRKxANI, en marchand flamand.SBRIGANT.

Montsir, afec le fôtre permission, je suis un trancher mar-