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M. DE POURCEAUGNAC.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.
Le médecin en a menti. Je suis gentilhomme, et je le veuxvoie l'épée à la main.
ORONTE.
Je sais ce que j'en dois croire; et vous ne m’abuserez paslà-dessus, non plus que sur les dettes que vous avez assi-gnées sur le mariage de ma fille.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.
Quelles dettes?
OnONTG.
La feinte ici est inutile; et j'ai vu le marchand flamandqui, avec les autres créanciers, a obtenu depuis huit moissentence contre vous.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.
Quel marchand flamand? Quels créanciers? Quelle sen-tence obtenue contre moi?
ORONTE.
Vous savez bien ce que je veux dire.
SCÈNE VIII.
monsieur DE POURCEAUGNAC, ORONTE, LUCETTE.
LUCETTE, contrefaisant une Languedocienne.
Ah ! lu es assi, et à la fi yeu te trobi après abé fait tant depassés. Podes-tu, scélérat, podcs-lu sousleni ma bislo(l)?MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.
Qu'est-ce que veut cette femme-là ?
LUCETTE.
Que te boli, infâme ! Tu fas samblan de nou me pas con-nouisse, et nou rougisses pas, impudint que tu sios, tu nerougisses pas de me bevre. ( a Orontc.) Nou sabi pas, Mous-sue, saquos bous dont m’an dit que bouillo espousa la fillo ;may yeu bons déclari que yeu soun sa fenno, et que y a selans, Moussur, qu’en passant à Pézénas, el auguel l'adresse,dambé sas mignardises, coinmo sap tabla fayre, de me gai-gna lou cor, et moubligcl pra quel mouyen à ly donna laman per l'espousa (2).
(1) I.T.OETTK.
Ah ! tu oa ici, et à lit fin jo to trouve, après avoir fait tant d'allées ot devenues. Poax-ta, scélérat, peux-tu, soutenir ma vue? (L. B.)
(2) LUCETTE.
Ce que jo te veux, inf&mo ! tu fais semblant do no me pas connaître, ot tune rougis pas, impudent que tu es, tu ne rougis pas de me voir? (A Orontc.)