ACTE II, SCENE VII.
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JU'I.IE.
Quand est-ce donc que vous me marierez avec Monsieur?
OIIONTE.
damais ; et tu n’es pas pour lui.
JULIE. *
Je le veux avoir, puisque vous me l'avez promis.
OIIONTE.
Si je le l'ai promis, je te le dépromets.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, à part.
Elle voudrait bien inc tenir.
JULIE.
Vous avez beau faire : nous serons mariés ensemble, endépit de tout le monde.
OIIONTE.
Je vous en empêcherai bien tous deux, je vous assure.Voyez un peu quel vertigo lui prend.
SCÈNE VII.
ORO.NTE , monsieur DE POURCEAUGNAC.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.
Mon Dieu! noire beau-père prétendu, 11e vous fatiguezpoint tant; 011 n'a pas envie de vous enlever votre fille, etvos grimaces n'attraperont rien.
OIIONTE.
Toutes les vôtres n’auront pas grand effet.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.
Vous êtes-vous mis dans la tète que Léonard de Pourceau-gnac soit un homme à acheter cliat en poche, et qu'il n'aitpas lù-dedans quelque morceau de judiciaire pour se con-duire, pour se faire informer de l'histoire du inonde, et voir,en se mariant, si son bonheur a bien toutes ses sûretés?
OIIONTE.
Je ne sais pas ce que cela veut dire : mais vous êtes-vous *mis dans la tête qu’un homme de soixante et trois ans ait siPeu de cervelle, et considère si peu sa fille, que de la marieravec uu homme qui a ce que vous savez, et qui a été mischez un médecin pour être pansé ?
MONSIEUR I)E POURCEAUGNAC.
C’est une pièce que l'on m'a faite; et je li ai aucun mal.
OIIONTE.
Le médecin me l a dit lui-même.