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Tome II.
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M. DE POURCEAUGNAC.

LUCETTE.

Tout mon pay lo sap (t).

NÉRINE.

No ville en est témoin (2).

LUCETTE.

Tout Pézénas a bist nostre mariatge (3).

NÉRINE.

Tout Chin-Quentin a assisté à no noche (4).

LUCETTE.

Non y a res de tant béritable (5).

NÉRINE.

Il gn'y a rien de plus chcrtain (6).

LUCETTE, à M. de Pourceaugnac.

Gausos-lu dire lou contrari, valisquos (7)?

NÉ1UNE, à M. de Pourceaugnac.

Est-che que lu me démaintiras, méchaint homme (8)?

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

11 est aussi vrai l'un que l’autre.

LUCETTE.

Quaingn impudensso ! Et coussy, misérable, nou le sou-bennes plus de la pauro Françon, et del pauré Jannet, quesoun lous fruits de nostre mariatge (9) ?

NÉRINE.

Bayez un peu l’insolence ! Quoi ! tu ne te souviens mie de

(1) LUCETTE.

Tout mon pays lo sait. (L. B.)

( 2 ) NÉRINE.

Notre Tille en est témoin. (L. B.)

(3) LUCETTE.

Tout rézénas a vu notre mariage. (L. B.)

(4) NÉItINE.

Tout Saint-Quentin a assisté à notre noce. (L. B.)

(5) LUCETTE.

Il n'y a rien de plus véritable. (L. B.l

(6) NÉRINE.

Il n’y a rien do plus certain. (L. B.)

(7) LUCETTE, à Pourceaugnac.

Oses-tu dire le contraire, vilain ? (L. B.)

(8) NÉRINE, à Pourceaugnac.

Est-ce que tu me démentiras, méchant homme? (L. B.)

(9) LUCETTE.

Quel impudent l Comment, misérable, tu ne te souviens plus du pauvre Fran-çois et do la pauvre Jeannette, qui sont les fruits de notre mariage? (L. B.)