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Tome II.
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LE BOURGEOIS GENTILHOMME.

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Do mille soins est toujours agité.

On dit qu’avec plaisir on languit, on soupire $Mais, quoi qu’on puiBBO dire,

Il n’est rion do si doux que notre liberté.

PREMIER MUSICIEN.

11 n’est rien do bI doux que les tendres ardeursQui font vivre doux coeursDans uno môme envie;

On ne peut être heureux sans amoureux désirs iOtez l'amour de la vie,

Vous en ôtez les plaisirs.

SECOND MUSICIEN.

Il serait doux d’entrer sous l'amoureuse loi,

Si l'on trouvait on amour do la foi ;

Mais, hélas t ô rigueur cruelle IOn ne voit point de bergère Adèle :

Et ce sexe inconstant, trop indigne du jour,Doit faire pour jamais renoncer & l’amour.

PREMIER MUSICIEN.

Aimable ardeur 1

LA MUSICIENNE.

Franchise heureuse 1

SECOND MUSICIEN.

Sexe trompeur !

PREMIER MUSICIEN.

Que tu m’es précieuse !

LA MUSICIENNE.

Que tu plais à mon coeur I

SECOND MUSICIEN.

Que tu me fais d’horreur !

PREMIER MUSICIEN.

Ah 1 quitte, pour aimer, cette liaine mortelle ïLA MUSICIENNE.

On peut, on peut te montrerUne bergère fidèle.

SECOND MUSICIENHélas ! où la rencontrer ?

IA MUSICIENNE.

Tour défendre notre gloire,

Je te veux offrir mou cœur.

SECOND MUSICIEN.

Mais , bergère , puis-je croiroQu’il no sera point trompeur ?

LA MUSICIENNE.

Voyons, par expérience,

Qui des deux aimera mieux.