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LE BOURGEOIS GENTILHOMME.
prendre le chapeau de son laquais, et le met par-dessus son bonnet denuit. Son maître lui prend les mains, et le fait danser sur un air demenuet qu'il chante. )La, la, la, la, la, la ; la, la, la, la, la, la, la;la, la, la, la, la, la; la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la.En cadence, s'il vous plaît. La, la, la, la, la. La jambe droilc,la, la, la. Ne remue/, point tant les épaules. La, la, la, la, la,la, la, la, la, la. Vos deux bras sont estropiés. La, la, la, la,la. Hausse/ la tête. Tournez la pointe du pied en dehors. La,la, la. Dressez votre corps.
MONSIEUR JOURDAIN.
Hé!
I.E MAÎTRE DE MUSIQUE.
Voilà qui est le mieux du monde.
MONSIEUR JOURDAIN.
A propos! apprenez-moi comme il faut faire une révérencepour saluer une marquise; j'en aurai besoin tantôt.
LE MAÎTRE A DANSER.
Une révérenee pour saluer une marquise?
MONSIEUR JOURDAIN.
Oui. Une marquise qui s'appelle Dorintène.
LE MAÎTRE A DANSER.
Donnez-moi la main.
MONSIEUR JOURDAIN.
Non. Vous n'avez qu'à faire; je le reliendrai bien.
LE MAÎTRE A DANSER.
Si vous voulez la saluer avec beaucoup de respect, il fautfaire d'abord une révérence en arrière, puis marcher vers elleavec trois révérences en avant, et à la dernière vous baisserjusqu'à ses genoux.
MONSIEUR JOURDAIN.
Faites un peu. ( Apres que le maître à danser a fait trois révé-rences.) lion.
SCÈNE II.
monsieur JOURDAIN, le maître de musique, le maîtreA danser, un laquais.
LE LAQUAIS.
Monsieur, voilà voire maître d’armes qui est là.
MONSIEUR JOURDAIN.
Dis-lui qu'il entre ici pour me donner leçon. (Au maître demusique et au maître à danser.) Je veux que VOUS me Voyiez-faire.