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Tome II.
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LE BOURGEOIS GENTILHOMME.

serrer bien fort le bourreau de tailleur ! au diable le tailleur !la peste étoull'e le tailleur! Si je le tenais maintenant, ce tail-leur détestable, ce chien de tailleur-là, ce traître de tailleur,je...

SCÈNE VIII.

MONSIEUR JOURDAIN, UN MAÎTRE TAILLEUR, UN GARÇON

TAILLEUR , portant l'habit île SI. Jourdain ; UN LAQUAIS.

MONSIEUR JOURDAIN.

Ah! vous voilà! je m’allais mettre en colère contre vous.

LE MAÎTRE TAILLEUR.

Je n’ai pas pu venir plus tôt, et j’ai mis vingt garçons aprèsvotre habit.

MONSIEUR JOURDAIN.

Vous m'avez envoyé des bas de soie si étroits, que j’ai eutoutes les' peines du monde à les mettre, cl il y a déjà deuxmailles de rompues.

LE MAÎTRE TAILLEUR.

Us ne s'élargiront que trop.

MONSIEUR JOURDAIN.

Oui, si je romps toujours des mailles. Vous m’avez aussifait faire des souliers qui me blessent furieusement.

LE MAÎTRE TAILLEUR.

Point du tout, Monsieur,

MONSIEUR JOURDAIN.

Comment! point du tout?

LE MAÎTRE TAILLEUR.

Non, ils ne vous blessent point.

MONSIEUR JOURDAIN.

Je vous dis qu'ils me blessent, moi.

LE MAÎTRE TAILLEUR.

Vous vous imaginez cela.

MONSIEUR JOURDAIN.

Je me l'imagine parce que je le sens. Voyez la belle raison !

I.E MAÎTRE TAILLEUR.

Tenez, voilà le plus bel habit de la cour, et le mieux as-sorti. C’est un chef-d'œuvre que d’avoir inventé un habit sé-rieux quine fût pas noir; et je le donne en six coups aux t ail-leurs les plus éclairés.

MONSIEUR JOURDAIN.

Qu’est-ce que c’est que ceci? vous avez mis les (leurs enen bas.

LE MAtTRE TAILLEUR.

Vous ne m’avez pas dit que vous les vouliez en en haut.