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Tome II.
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ACTE II, SCÈNE VII. 359

cendres ; que vous souffrez nuit et jour pour elle les violen-ces d’un...

MONSIEUR JOURDAIN.

Non, non, non; je ne veux point tout cela. Je ne veux‘ffte ce que je vous ai dit : Belle marquise, vos beaux yeux,ilc font mourir d’amour.

LE MAÎTRE DE PHILOSOPHIE.

N faut bien étendre un peu la chose.

MONSIEUR JOURDAIN.

Non, vous dis-je. Je neveux que ces seules paroles-là dansle billet, mais tournées à la mode, bien arrangées comme ilfaut. Je vous prie de me dire un peu, pour voir, les diverses'minières dont on les peut mettre.

LE MAÎTRE DE PHILOSOPHIE.

On les peut mettre premièrement comme vous avez dit :Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour.Ou bien : D'amour mourir me font, belle marquise, vosbeaux yeux. Ou bien : Vos beaux yeux d'amour me font,belle marquise, mourir. Ou bien : Mourir vos beaux yeux,belle marquise d'amour, me font. Ou bien : Me font vosVeux beaux mourir, belle marquise, d'amour.

MONSIEUR JOURDAIN.

Mais do toutes ces façons-là, laquelle est la meilleure?

LE MAÎTRE DE PHILOSOPHIE.

Celle que vous avez dite : Belle marquise, vos beauxVeux me font mourir d’amour.

MONSIEUR JOURDAIN.

Cependant je n'ai point étudié, et j’ai fait cela tout du pre-mier coup. Je vous remercie de tout mon cœur, et je vousPrie de venir demain de bonne heure.

LE MAÎTRE DE PHILOSOPHIE.

Je n’y manquerai pas.

SCÈNE VII.

MONSIEUR JOURDAIN, UN LAQUAIS.

MONSIEUR JOURDAIN, il son laquais.

Comment! mon habit n’est point encore arrivé?

I.E LAQUAIS.

Non, Monsieur.

MONSIEUR JOURDAIN.

Ce maudit tailleur me fait bien attendre pour un jour où1 ai tant d'affaires. J’enrage. Que la fièvre quarlaine puisse