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Tome II.
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LE BOURGEOIS GENTILHOMME.

MONSIEUR JOURDAIN.

Vous me faites beaucoup d'honneur, Monsieur. (AmadiimsJourdain.) Dans la chambre du roi !

DORANTE.

Allons, mettez (1).

MONSIEUR JOURDAIN.

Monsieur, je sais le respect que je vous dois.

DORANTE.

Mon Dieu ! mettez. Point de cérémonie entre nous, je vousprie.

MONSIEUR JOURDAIN.

Monsieur...

DORANTE.

Mettez, vous dis-je, Monsieur Jourdain : vous êtes monami.

MONSIEUR JOUI1DAIN.

Monsieur, je suis votre serviteur.

DORANTE.

Je ne me couvrirai point, si vous ne vous couvrez.

M. JOURDAIN, se couvrant.

J'aime mieux être incivil qu'importun.

DORANTE.

Je suis votre débiteur, comme vous le. savez.

MADAME JOURDAIN, à part.

Oui : nous ne le savons que trop.

DORANTE.

Vous m'avez généreusement prêté de l’argent en plusieursoccasions, et m’avez obligé de la meilleure grâce du monde,assurément.

MONSIEUR JOURDAINMonsieur, vous vous moquez.

DORANTE.

Mais je sais rendre ce qu’on me prête, et reconnaître lesplaisirs qu’on me fait.

MONSIEUR JOURDAIN.

Je n’en doute point, Monsieur.

DORANTE.

Je veux sortir d’affaire avec vous ; et je viens ici pour fairenos comptes ensemble.

MONSIEUR JOURDAIN, bas, à madame Jourdain.

Eh bien ! vous voyez votre impertinence, ma femme.

(1) Phrase alors on usage pour inviter los gens à se couvrir.