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Tome II.
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ACTE III, SCÈNE XVIII.

lilé avec eux, et je voudrais qu’il m'eût coûté deux doigtsde la main, et être né comte ou marquis.

SCÈNE XYI.

MONSIEUR JOURDAIN, UN LAQUAIS.

LE LAQUAIS.

Monsieur, voici monsieur le comte, et une dame qu'ilûiène par la main.

MONSIEUR JOURDAIN.

. Eh! mon Dieu!j’aiquelquesordresàdonner.Ois-Ieur queje vais venir ici tout à l'heure.

SCÈNE XVII.

DORIMÈNE, DORANTE, un laquais,le laquais.

Monsieur dit comme cela qu'il va venir ici tout à l’heure.

DORANTE.

Voilà qui est bien.

SCÈNE XVIII.

DORIMÈNE, DORANTE.

DORIMÈNE.

de ne sais pas, Dorante; je fais encore ici une étrange dé-marche, de me laisser amener par vous dans une maison oùJ e ne connais personne.

DORANTE.

Quel lieu voulez-vous donc, Madame, que mon amourchoisisse pour vous régaler, puisque, pour fuir l'éclat, vousne voulez ni votre maison ni la mienne?

DORIMÈNE.

Mais vous ne dites pas que je m'engage insensiblementuhaque jour à recevoir de trop grands témoignages de votrePassion. J'ai beau me défendre des choses, vous fatiguez marésistance, et vous avez une civile opiniâtreté qui lue faitvenir doucement à tout ce qu'il vous plaît. Les visites fré-quentes ont commencé, les déclarations sont venues ensuite,'lui, après elles, ont traîné les sérénades et les cadeaux, queles Présents ont suivis. Je me suis opposée à tout cela -, mais