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Tome II.
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LE BOURGEOIS GENTILHOMME.

MONSIEUR JOURIIVIN.

Moi, Madame, Dieu me garde d'en vouloir parler ! ce neserait pas agir en galant homme; et le diamant est fort peude chose.

DOU1MÈNE.

Vous êtes bien dégoûté.

MONSIEUR JOURDAIN.

Vous avez trop de bonté...

DORANTE, après avoir fait signe à AI. Jourdain.

Allons, qu’on donne du vin à M. Jourdain et à ces mes-sieurs, qui nous feront la grâce de nous chanter quelque airà boire.

DORIMÈNE.

C’est merveilleusement assaisonner la bonne chère, que d’ymêler la musique ; et je me vois ici admirablement régalée.

MONSIEUR JOURDAIN.

Madame, ce n'est pas...

DORANTE.

Monsieur Jourdain, prêtons silence à ces Messieurs; ce •qu’ils nous feront entendre vaudra mieux que tout ce quenous pourrions dire.

CREMIER ET SECOND MUSICIEN ENSEMBLE,un verre à la main.

Un potit doigt, Philis, pour commencer lo tour.

Ali t qu’un verre on vos mains a d’agréables charmes !

Vous ofc lo vin vous vous prêtez dos armes,

Et je sens pour tous doux redoubler mon amour.

Entre lui, vous et mol, jurons, jurons, ma belle,

Une ardeur éternelle.

Qu’on mouillant votre bouche 11 on reçoit d’attraits 1Et que l’on volt par lui votro bouche ombelllo 1Ah ! l’un do l’autre Ils me donnent envie,

Et de vous et de lui je m’onivro & longs traits.

Entro lui, vous et moi, jurons, jurons, ma belle,

Une ardeur éternelle.

SECOND ET THOISIKME MUSICIEN ENSEMBLE.

Buvons, chers amis, buvons ;

Le temps qui fuit nous y convie.

Profitons de la vioAutant quo nous pouvons.

Quand ou a passé l’ondo noire,

Adieu le bon vin , uos amours.

Dépêchons-nous do boire,

On no boit pas toujours.