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Tome II.
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ACTE I, SCÈNE III. 435

SII.VESTRE.

Maintenant, mets avec cela le retour imprévu (lu père,jl l 'on n'attendait que dans deux mois ; la découverte que' °»cle a faite du secret de notre mariage, et l'autre mariage'lu’on veut faire île lui avec la tille que le seigneur Goronte a•'uc d'une seconde femme qu'on dit qu'il a épousée ATarente.

OCTAVE.

Et, par-dessus tout cela, mets encore l'indigence où seMeuve celte aimable personne, et l'impuissance où je meV0IS (l avoir de quoi la secourir.

SCAI’IN.

Est-ce là tout? Vous voilà bien embarrassés tons deux pourune bagatelle ! c’est bien là de quoi se tant alarmer ! .\"as-lnPoint de honte, loi, de demeurer court à si pou de chose?Que diable! te voilà grand et gros comme père et mère, et tune saurais trouver dans la tête, forger dans ton esprit quel-•i«e ruse galante, quelque honnête petit stratagème pourajuster vos affaires! Fi! peste soit du butor! Je voudraisuie.11 que l'on m'eùl donné autrefois nos vieillards à duper;Ju les aurais joués tous deux par-dessous la jambe ; et je n’é-«is pas plus grand que cela, que je me signalais déjà parcenltours d’adresse jolis.

SII.VESTIUÎ.

J’avoue que le ciel ne m’a pas donné tes talents, et que je11 ai pas l’esprit, comme toi, de me brouiller avec la justice.

OCTAVE.

Moici mon aimable Hyacinthe.

SCÈNE III.

HYACINTHE, OCTAVE, SCAPIN, S 1 LVESTIUS.

HYACINTHE.

. Ah! Octave,est-il vrai ce que Silvestre vient de dire à Né-r 'Ue, que votre père est de retour, et qu'il veut vous marier?

OCT AVE.

Oui, b (t u e Hyacinthe; et ees nouvelles m'ont donné uneatteinte cruelle. Mais (pie vois-je? vous pleurez! Pourquoiees larmes? Me soupeonnez-vous, diles-moi, dequelquc iuli-délité? et n'êtes-vous pas assurée de l’amour (pie j ai pourvous?

nvAcmniE.

Oui, Octave, je suis sûre que vous m’aimez ; mais je ne lesuis pas que vous m’aimiez toujours.