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LES FOURBERIES DE SCAPIN.
SCAPIN, à part.
Ne jurons de rien.
ARGANTE, se croyant seul.
Je saurai mettre mon pendard de fils en lieu de sû-reté.
SCAPIN, A part.
Nous y pourvoirons.
ARGANTE, se croyant seul.
Et pour le coquin de Silvestre, je le rouerai de coups.
SILVESTRE, à Scapin.
J'étais bien étonné s’il m’oubliait.
ARGANTE, apercevant Silvestre.
Ah! Ah! vous voilà donc, sage gouverneur de famille,beau directeur de jeunes gens!
SCAPIN.
Monsieur, je suis ravi de vous voir de retour.
ARGANTE.
Bonjour, Scapin. (a silvestre.) Vous avezsuivimes ordresvraiment d'une belle manière! et mon fils s’est comportéfort sagement pendant mon absence!
SCAPIN.
Vous vous portez bien, à ce que je vois.
ARGANTE.
Assez bien, (a silvestre.) Tu ne dis mot, coquin, tu ne dismot!
SCAPIN.
Votre voyage a-t-il été bon?
ARGANTE.
Mon Dieu, fort bon! Laisse-moi un peu quereller en re-pos.
SCAPIN.
Vous voulez quereller?
ARGANTE.
Oui, je veux quereller.
SCAPIN.
Hé qui, Monsieur?
ARGANTE, montrant Silvestre.
Ce mauraud-là.
SCAPIN.
Pourquoi ?
ARGANTE.
Tu u’as pas oui parler de ce qui s’est passé dans monabsence?
A