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ACTE I, SCÈNE VII.
SCAPIN.
La tendresse paternelle fera son office.
ABGANTE.
Elle ne fera rien.
Oui, oui.
SCAPIN.
ARGANTE.
Je vous dis que cela sera.
SCAPIN.
Bagatelles.
ARGANTE.
11 ne faut point dire, Bagatelles.
SCAPIN.
Mon Dieu! je vous connais; vous êtes bon naturelle-ment.
AltGANTE.
Je ne suis point bon, et je suis méchant quand je veux,finissons ce discours, qui m’échauffe la bile, (a Silvestre.)"a-t'en, pendard; va-t’en me chercher mon fripon, tandisfine j’irai rejoindre le seigneur Céronte, pour lui conter madisgrâce.
SCAPIN.
Monsieur, si je puis vous être utile en quelque chose, vousn avez qu’à me commander.
ABGANTE.
Je vous remercie, (a part.) Ali! pourquoi faut-il qu’il soitAm unique ! et que n’ai-je à cette heure la fille que le ciel m’autée, pour la faire mon héritière !
SCÈNE VIL
SCAPIN, SILVESTRE.
SILVESTRE.
J’avoue que tu es un grand homme, et voilà l’affaire enbon train; mais l’argent, d’autre part, nous presse pournotre subsistance; et nous avons de tous côtés des gens quiaboient après nous.
SCAPIN.
Laisse-moi faire, la machine est trouvée. Je cherche seu-lement dans ma tête un homme qui nous soit affidé, pourjouer un personnage dont j’ai besoin. Attends. Tiens-toi unpeu. Enfonce ton bonnet en méchant garçon. Campe-toi surUn pied. Mets la main au côté. Fais les yeux furibonds.