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Tome II.
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' LES FOURBERIES DE SCAPIN.

Marche un peu en roi de théâtre. Voilà qui est bien. Suis-moi..l'ai des secrets pour déguiser ton visage et ta voix.

SILVESTRE.

Je te conjure, au moins, de ne m’aller point brouiller avecla justice.

SCAPTN.

Va, va, nous partagerons les périls en frères, et trois ansde galères de plus ou de moins ne sont pas pour arrêter unnoble cœur.

ACTE SECOND.

SCÈNE PREMIÈRE.

GÉRONTE, ARGANTE.

GÉRONTE.

Oui, sans doute, par le temps qu'il fait, nous aurons icinos gens aujourd'hui ; et un matelot qui vient de Tarenle m'aassuré qu’il avait vu mon homme qui était près de s’embar-quer. Mais l’arrivée de ma tille trouvera les choses mal dis-posées à ce que nous nous proposions; et ce que vous venezde m’apprendre de votre fils rompt étrangement les mesuresque nous avions prises ensemble.

ARGANTE.

Ne vous mettez pas en peine ; je vous réponds de renversertout cet obstacle, et j'y vais travailler de ce pas.

GÉRONTE.

Ma foi, seigneur Argante, voulez-vous que je vous dise?l'éducation des enfants est une chose à quoi il faut s'attacherfortement.

ARGANTE.

Sans doute. A quel propos cela?

GÉRONTE.

A propos de ce que les mauvais déporlements des jeunesgens viennent le plus souvent de la mauvaise éducation queleurs pères leur donnent.

ARGANTE.

Cela arrive parfois. Mais que voulez-vous dire par là ?

GÉRONTE.

Ce que je veux dire par là?