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LES FOURBERIES DE SOAPIX.
SCAPIN, se levant, et passant fièrement devant Léandre.
Ah ! mon pauvre Scapin ! Je suis mon [tauvre Scapin, à cetteheure i[u'on a besoin de moi.
I.ÉANDKE.
Va, je te pardonne tout ce que tu viens de me dire, et pu*encore, si lu me l’as fait.
SCAPIN.
Non, non, ne me pardonnez rien ; passez-moi voire epeeau travers du corps. Je serai ravi que vous me tuiez.
LÉANUHE.
Non. Je te conjure plutôt de me donner la vie, en servantmon amour.
SCAPIN.
Point, point ; vous ferez mieux de me tuer.
LÉANUHE.
Tu m’es trop précieux; et je te prie de vouloir employerpour moi cegénic admirable qui vient à bout de toutes choses.SCAPIN.
Non. Tucz-moi, vous dis-je.
LÉ INDUE.
Ah! de grâce, ne songe plus à tout cela, et pense à niedonner le secours que je te demande.
OCTAVE.
Scapin, il faut faire quelque chose pour lui.
SCAPIN.
Le moyen, après une avanie de la sorte?
LÉANDllE.
Je le conjure d’oublier mon emportement, et de me prêterton adresse.
OCTAVE.
Je joins mes prières aux siennes.
SCAPIN.
J’ai cette insulle-là sur le cœur.
OCTAVE.
11 faut quitter ton ressentiment.
LÉANUHE.
Voudrais tu m’abandonner, Scapin, dans la cruelle extré-mité où se voit mon amour ?
SCAPIN.
Me venir faire, à l'improviste, un affront comme celui-là !
LÉANUHE.
J’ai torl, je le confesse.
SCAPIN.
Me traiter de coquin, de fripon, de pendard, d inlâmc!