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ACTE II, SCÈNE VII.
LÉANnilE.
J'en ai tous les regrets du inonde.
SCAPIN.
Me vouloir passer son épée au travers du corps!
LÉANDKE.
Je l’en demande pardon de tout mon cœur ; et s’il ne tientrçu’à me jeter à tes genoux, tu m’y vois, Scapin, pour leconjurer encore une fois de ne me point abandonner.
OCTAVE.
Ah! ma foi, Scapin, il se faut rendre à cela.
SCAPIN.
Levez-vous. Une autre fois, ne soyez point si prompt.
LÉANDKE.
Me promets-tu de travailler pour moi?
SCAPIN.
On y songera.
LÉANDKE.
Mais tu sais que le temps presse.
SCAPIN.
Ne vous mettez pas en peine. Combien est-ce qu’il vousfaut?
LÉANDRE.
Cinq cents écus.
SCAPIN.
Et à vous?
OCTAVE.
Deux cents pistoles.
SCAPIN.
Je veux tirer cet argent de vos pères, (a Octave.) Pour cequi est du vôtre, la machine est déjà toute trouvée, (a i.éan-4«.) Et quant au vôtre, bien qu’avare au dernier degré, il yfaudra moins de façon encore; car vous savez que, pourl’esprit, il n’en a pas, grâce à Dieu, grande provision ; et jefa livre pour une espèce d'homme à qui l’on fera toujours''foire tout ce qucl’on voudra. Cela ne vous offense point; iln e tombe entre lui et vous aucun soupçon de ressemblance;et vous savez assez l’opinion de tout, le monde, qui veut qu’ilne soit votre père que pour la forme.
LÉANDKE.
Tout beau, Scapin !
SCAPIN.
lion, bon, on fait bien scrupule de cela! Vous moquez-v °us? Mais j'aperçois venir le père d’Octave. CommençonsPar lui, puisqu’il se présente. Allez-vous-en tous deux, (a