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Tome II.
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LES FOURBERIES UE SCAPIN.

scapin.

Oui, Monsieur; et, <le plus, il ne m'a donné pour cela quedeux heures.

GÉRONTE.

Ah! le pendard de Turc! m'assassiner de la façon!

SCAPIN.

C'est à vous, Monsieur, d'aviser promptement aux moyensde sauver des fers un fils (pie vous aimez avec tant de ten-dresse.

GKIIONTE.

Que diable allait-il faire dans cetle galère?

SCAPIN.

Il ne songeait pas à ce qui est arrivé.

GÉRONTE.

Va-t'en, Scapin, va-t’en vile dire à ce Turc que je vais en-voyer la justice après lui.

SCAPIN.

La justice en pleine mer! Vous moquez-vous des gens.

GlillONTE.

Que diable allait-il faire dans cette galère?

SCAPIN.

Une méchante destinée conduit quelquefois les personnes.

GlillONTE.

Il faut, Scapin, il faut que lu fasses ici l’action d’un ser-viteur iidèle.

SCAPIN.

Quoi, Monsieur?

GKIIONTE.

Que tu ailles dire à ce Turc qu'il me renvoie mon fils, etque lu te mettes à sa place jusqu'à ce que j'aie amassé lasomme qu'il demande.

SCAPIN.

. Eh! Monsieur, songez-vous à ce que vous dites? et vousfigurez-vous que ce Turc ait si peu de sens que d’aller rece-voir un misérable comme moi à la place de votre iils?

GÉRONTE.

Que diable allait-il faire dans cette galère ?

SCAPIN.

11 ne devinait pas ce malheur. Songez, Monsieur, qu'il nem a donné que deux heures.

GÉRONTE.

Tu dis qu'il demande...

SCAPIN.

Cinq cents éciis.