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Tome II.
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LES FOURBERIES DE SCAPIN.

perdre votre fils. Hélas! mon pauvre maître! peut-être,queje ne te verrai do ma vie, et qu’à l'heure que je parle onJ’emmène esclave en Alger. Mais le ciel me sera témoin quej’ai fait pour toi tout ce que j’ai pu, et que, si lu manques aêtre racheté, il n’en faut accuser que le peu d'amitié d’unpère.

GÉRONTE.

Attends, Scapin, je m’en vais quérir celte somme.

SCAPIN.

Dépêchez donc vile, Mpnsieur ; je tremble que l’heure nesonne.

CÉII0NTE.

N’est-ce pas quatre cents écus que tu dis ?

SCAPIN.

Non. Cinq cents écus.

CÉKONTE.

Cinq cents écus !

SCAPIN.

Oui.

GÉRONTE.

Que diable allait-il faire dans cette galère?

SCAPIN.

Vous avez raison : mais hâtez-vous.

GÉHONTE.

N'y avait-il point d’autre promenade?

SCAPIN.

Cela est vrai : mais faites promptement

GÉRONTE.

Ah ! maudite galère ! ,

SCAPIN, à part. .

Cette galère lui tient au cœur.

GÉRONTE.

Tiens, Scapin, je ne me souvenais pas que je viens juste-ment de recevoir cette somme en or, et je ne croyais p# squelle dût m'être sitôt ravie. (Tirant sa bourse do sa poche, etla présentant ii Scapin.) Tiens, va-t’en racheter mon (ils.

SCAPIN, tendant la main.

Oui, Monsieur.

GÉHONTE, retenant sa bourse, qu’il fait semblant de vouloir donne 1 *

à Scapin. •

Mais dis à ce Turc que c’est un scélérat.

SCAPIN, tendant encore la main.

Oui.

GÉHONTE, recommençant la même actiou.

Un infâme.

■M