Band 
Tome II.
Seite
473
JPEG-Download
 

473

ACTE III, SCÈNE I.

^ qui est si plaisant, du stratagème dont tn l’es avisé pourde l'arg*nt de ton vieillard avare. Tn sais qu'on ne perdpoint sa peine lorsqu'on me fait un conte, et que je le payeassez bien, pur la joie qu’on m’y voit prendre.

SCAPlN.

Voilà Silvestre qui s’on acquittera aussi bien que moi. J'aidans la tête certaine petite vengeance dont je vais goûter lePlaisir.

SILVESTRE.

Pourquoi, de gaieté de cœur, veux-tu chercherà t’attirerde léchantes affaires?

SCAFIN.

J e me plais à tenter des entreprises hasardeuses.

SILVESTRE.

de le l'aî déjà dit, tu quitterais le dessein que tu as, situmen voulais croire.

SCAFIN.

mais c’est moi que yen croirai.

SILVESTRE.

A quoi diable te vas-lu amuser?

SCAFIN.

quoi diable le mets-tu en peine?

SILVESTRE,

C est que je vois que, sans nécessité; lu vas courir risque* l attirer une venue de coups de bâton (t).

SC AFIN.

kh bien ! c’est aux dépens de mon dos, et non pas du lien.

SILVESTRE.

b est vrai que tu es maître de les épaules, et tu en dispo-sas comme ii te plaira.

SCAFIN.

sortes de périls ne m'ont jamais arrêté; et je luûs cesc murs pusillanimes qui, pour trop prévoir les suites desc ‘ioses, n’osent rien entreprendre.

ZEnRINETTE, à Scapin.

Nous aurons besoin de tes soins.

scapin.

Allez. Je vous irai bientôt rejoindre. Il ne sera pas dit^impunément on m’aitmis en étaide me trahir moi-même,de découvrir des secrets qu’il était bon qu on ne sût pas*

d) Ou disait anciennement d’un homme qui avait été fort maltraité, m lut,l « donné d'une venue ; c'est peut-être do co proverbe que Molière a tiré 1 ex-bwwioîi singulière et inusitée do îvrmô de cowj» de bâton. (A.)