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Tome II.
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474 LBS FOURBERIES DE SCAPIN,

SCÈNE IL

GÉRONTE, SCAPIN.

CÉRONTE.

Eù bien! Scapin, comment va l’affaire de mon (ils?

SCAPIN.

Votre fils, Monsieur, est en lieu de sûreté : mais vouscourez maintenant, vous, le péril le plus grand du monde,et je voudrais, pour beaucoup, que vous fussiez dans votrelogis.

CÉRONTE.

Comment donc?

SCAPIN.

A l'heure que je parle, on vous cherche de toutes parispour vous tuer.

CÉRONTE.

Moi ?

SCAPIN.

Oui.

CÉRONTE.

Et qui?

SCAPIN.

Le frère de cette personne qu’Octave a épousée. 11 croitque le dessein que vous avez de mettre votre fille à la placeque tient sa soeur est ce qui pousse le plus fort à faire rompreleur mariage ; et, dans celte pensée, il a résolu hautement dedécharger son désespoir sur vous, et de vous ôter la vie pourvenger son honneur. Tous ses amis, gens d'épée comme lui,vous cherchent de tous les côtés, et demandent de vos nou-velles. J'ai vu même, deçà et delà, des soldats de sa compa-gnie qui interrogent ceux qu’ils trouvent, et occupent parpelotons toutes les avenues de votre maison : de sorte quevous ne sauriez allez chez vous, vous ne sauriez faire un pas,ni à droite ni à gauche, que vous ne tombiez dans leursmains.

GÉRONTE.

Que ferai-je, mon pauvre Scapin?

SCAPIN.

Je ne sais pas, Monsieur ; et voici une étrange affaire.Je tremble pour vous depuis les pieds jusqu’à la tête, et..-Attendez.

(.Scapin fait semblant d’aller voir au fond du théâtre s’il n’y 11

personne.)