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LES FOURBERIES DE SCAPIN.
amant m'allait partira, faute d'argonI, si pour en tirer tic sonpère, il n'avait trouvé du secours dans l'industrie d'un ser-viteurqu’ija. Pour le nom du serviteur, je le sais émerveille:il s’appelle Seapin j c’est un homme incomparable, et il mé-rite toutes les louanges qu'on peut donner.
GÉllONTIî, à part.
Ali! coquin que tu es!
ZER BINETTE.
Voici le stratagème dont il s’est servi pour attraper sa dupe-Ah, ah, ah, ah. Je ne saurais m'en. souvenir, que je ne riede tout mon cœur. Ah, ah, ah. Il est allé trouver ce chiend’avare, ah, ah, ah, et lui a dit qu'en se promenant sur leport avec son fils, hi, hi, ils avaient vu une galère turque,où on les avait invités d’entrer; qu'un jeune Turc leur y avaitdonné la collation, ah ; que, tandis qu’ils mangeaient, on avaitmis la galère, en mer, et que le Turc l’avait renvoyé lui seul àterre dansun esquif, avec ordre de dire au père de son maîtrequ’il emmenait son (ils eu Alger, s’il ne lui envoyait tout àl'heure cinq cents écus. Ah, ah, ah. Voilà mon ladre, mon vi-lain dans de furieuses angoisses ; et la tendresse qu'il a pourson fils fait un combat étrange avec son avarice. Cinq centsécus qu’on lui demande sont justement cinq cents coups depoignard qu’on lui donne. Ah, ah, ah. Il .e peut se résoudre àtirer cette somme de ses entrailles ; et la peine qu’il souffreluifaittrouvercent moyens ridicules pourravoirsonfils. Ah.ah, ah. 11 veut envoyer la justice en mer après la galère duTurc. Ah, ah, ah. 11 sollicite son valet de s’aller offrir à tenirla place de son (ils, jusqu’à ce qu'il ait amassé l'argent qu’iln a pas envie de donner. Ah, ah, ah. 1! abandonne, pour faire,les cinq cents écus, quatre ou cinq vieux habits qui n’en va-lent pas trente. Ah, ali, ali. Le valet lui fait comprendre àtous coups l’impertinence de ses propositions ; et chaque ré-flexion est douloureusement accompagnée d’un : Mais quediable allait-il faire dans cette galère? Ali! maudite galère!traître de Turc! Enfin, après plusieurs .détours, après avoirlongtemps gémi et soupiré... Mais il me semble que vousne riez point de mon conte ; qu’en dites-vous ?
CÉRONTIi.
Je dis que le jeune homme est un pendard, un insolent,qui sera puni par son père du tourqu’il lui a fait ; que l’Égyp-tienne est une malavisée, une impertinente, de dire des in-jures à un homme d'honneur, qui saura lui apprendre à venirici débaucher les enfants de famille; et ùue le valet est un