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Tome II.
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ACTE III, SCÈNE III.

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ZEKJtlifliTTlî.

Coia no vous regarde point., et je ris foule seule d’un contef J u 011 vient de me faire, le plus plaisant qu'on puisse cnlen-! l ' e - Je ne sais pas si c’est parce que je suis intéressée dansa chose ; mais je n’ai jamais trouvé rien de si drôle qu’un, r ( l«i vient d’être joué par un fils à son père pour en al-lra per de l’argent.

GliRONTB.

l’ar un fils à son père, pour en attraper de l’argent?

ZERBINETTK.

0 «i. Pour peu que vous me pressiez, vous me trouverez45 sez disposée à vous dire l’affaire; et j’ai une démangeaison«aturelle à faire part des contes que je sais.

CÉUONTE.

Je vous prie de me dire cette histoire.

ZEliBINETTE.

Je le veux. bien. Je ne risquerai pas grand’chose à vous la(llr e, et c’est une aventure qui n’est pas pour êlre longtempsj^crète. ha destinée a voulu que je me trouvasse parmi nuehande de ces personnes qu’on appelle Égyptiens, et qui, rô-dant de province en province, se mêlent de dire la bonnefortune, clquclquefois de beaucoup d’autres choses. En arri-'sut dans cetle ville, un jeune homme me vit, et conçut pourd'oi de l'amour. Dès ce moment il s’attacha à mes pas; le'oilà d'abord, comme tous les jeunes gens, qui croient qu’iln y a qu'à parler, et qu’au moindre mot qu’ils nous disent,* e| irsaffaires sont faites; mais il trouva une fierté qui lui litU| i peu corriger ses premières pensées. 11 fit connaître sa pas-*'on aux gens qui me tenaient, et il les trouva disposés à melaisser à lui, moyennant quelquesomme. Mais le mal de 1 af-faire était que mon amant se trouvait dans l’état oit l’on voitJvès souvent la plupart des fds de famille, c'est-à-dire qu’ildtait un peu dénué d'argent. Il a un père qui, ([unique riche,ctait un avaricieux fieffé, le plus vilain homme du inonde. At-tendez, Ne me saurais-je souvenir (le son nom? Ifaie. Aidez->noi un peu. Ncpoufez-vous me nommer quelqu’un de cettevi, l° qui soit connu pour êlre un avare au dernier point?

„ CÉUONTE.

Non.

ZEIUIINETTE.

Il y aàson nomduron... route... Or... Oronte. Non. Gé...Ééronte. Oui, Géronte, justement; voilà mon vilain ; je l'aitrouvé; c’est ce ladre-lé que je dis. Pour venir à notre conte,“ os gens ont voulu aujourd’hui partir de cette ville ; et mon