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Tome II.
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LES FOURBERIES DE SCAPIN.

ARCANTE.

Nous verrons celte affaire, pendard, nous verrons celleaffaire; et je ne prétends pas qu'on inc fasse passer la plumepar le bec.

SCÈNE VII.

GÉRONTE, ARGANTE, S1LVESTRE.

CÉRONTE.

Ah ! seigneur Argante, vous me voyez accablé de disgrâce.

ARGANTE.

Vous me voyez aussi dans un accablement horrible.

GÉRONTE.

Le pendard de Scapin, par une fourberie, m’a attrapé cinqcents écus.

ARGANTE.

Le même pendard de Scapin, par une fourberie aussi, m’aattrapé deux cents pistoles.

GÉRONTE.

U ne s’est pas contenté de m’attraper cinq cents écus ; ilm’a traité d’une manière que j’ai honte de dire. Mais il me lapayera.

ARGANTE.

Je veux qu'il me fasse raison de la pièce qu'il m’a jouée.

GÉRONTE.

Et je prétends faire de lui une vengeance exemplaire.

SII.VESTRE, il part.

Plaise au ciel que, dans tout ceci, je n’aie point ma parti

GÉRONTE.

Mais ce n’est pas encore tout, seigneur Argante; et un mal-heur nous est toujours l'avanl-coureur d’un autre. Je me ré-jouissais aujourd’hui de l’espérance d'avoir ma fille, dont jefaisais toute ma consolation, et je viens d'apprendre de monhomme qu’elle est partie il y a longtemps de Tarente, etqu’on y croit qu’elle a péri dans le vaisseau où elle s’embar-qua.

Argante.

Mais pourquoi, s’il vous plaît, la tenir A Tarente, et nevous être pes donné la joie de l'avoir avec vous?

GÉRONTE.

J'ai eu mes raisons pour cela ; et il s intérêts de famillem’ont obligé, jusques ici, à tenir fort secret ce second ma-riage. Mais que vois-je?