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ACTE III, SCÈNE VIII.
SCÈNE VIII.
ARGANTE, GÉRONTE, NÉRINE, S1LVESTRE.
GÉRONTE.
Ah ! te voilà, nourrice?
NÉRINE, se jetant aux genoux de Géronte.
Ah! seigneur Pandolphe, que...
GÉRONTE.
Appelle-moi Géronte, et ne le sers plus de ce nom. Les rai-sons ont cessé qui m'avaient obligé à le prendre parmi vousà Tarente.
NÉRINE.
Las ! que ce changement de nom nous a causé de troubleset d’inquiétudes dans les soins que nous avons pris de vousvenir chercher ici!
GÉRONTE.
Où est ma fille et sa mère ?
NÉRINE.
Votre fille, Monsieur, n'est pas loin d’ici; mais avant quede vous la faire voir, il faut que je vous demande pardon dei’avoir mariée, dans Tabandoniiement où, faute de vous ren-contrer, je me suis trouvée avec elle.
GÉRONTE.
Ma tille est mariée?
NÉRINE.
Oui, Monsieur.
GÉRONTE.
Et avec qui?
NÉRINE.
Avec un jeune homme nommé Octave, fils d’un certainseigneur Argante.
GÉRONTE.
O ciel !
ARGANTE.
Quelle rencontre!
GÉRONTE.
Mène-nous, mène-nous promptement où elle est.
NÉRINE.
Vous n’avez qu'à entrer dans ce logis.
GÉRONTE.
Passe devant. Suivoz-moi, suivez-moi, seigneur Argante.sii.vestre, seul.
Voilà une aventure qui est tout à fait surprenante.