Band 
Tome II.
Seite
486
JPEG-Download
 

486

LES FOURBERIES I)E SCAPIN.

aimée de ton frère, et qui m’a dit tantôt au nez mille sottisesîle moi-même?

ZF.RWNETTE.

Monsieur, je vous prie de m’excuser. Je n'aurais pas parlé(le la sorte, si j'avais su que c'était vous ; et je ne vous con-naissais que de réputation.

GÉRONTE.

Comment! (pie de réputation?

HYACINTHE.

Mon père, la passion que mon frère a pour elle n'a rien decriminel, et je réponds de sa vertu.

GÉRONTE.

Voilà quiest fort bien. Ne voudrait-on point que je mariassemon fils avec elle? Une fille inconnue, qui fait le métier decoureuse !

SCÈNE XII.

ARGANTE,GÉRONTE, LÉANDRE, OCTAVE, HYACIN-THE, ZER1SINETTE, NÉR1NE, SILVESTRE.

LÉANDRE.

Mon père, ne vous plaignez point que j'aime une inconnue,sans naissance cl sans bien. Ceux de qui je l’ai rachetée vien-nent de me découvrir qu'elle est de cette ville, et d'honnêtefamille; que ce sont eux qui l’ont dérobée à l’âge de quatreans: et voici un bracelet qu'ils m’ont donné, qui pourrra nousaider à trouver ses parents.

ARGANTE.

Hélas ! A voir ce bracelet, c’est ma fille que je perdis à l’âgeque vous dites.

GÉRONTE.

Votre fille?

ARCANTE.

Oui, ce l'est ; et j'y vois tous les traits qui m'en peuventrendre assuré. Ma chère fille !...

HYACINTHE.

O ciel! que d’aventures extraordinaires!

SCÈNE XIII.

ARGANTE,GÉRONTE, LÉANDRE, OCTAVE,HYACIN-THE, ZERMNETTE, NÉR1NE, SILVESTRE, CAltLE.

GAULE.

Ah ! Messieurs, il vient (l’arriver un accident étrange.