ACTE III, SCÈNE XIV. 487
GÉRONTE.
Quoi ?
CABLE.
Le pauvre Scapin...
GÉRONTE.
C’est uu coquin que je veux faire pendre.
CARLE.
Hélas ! Monsieur, vous ne serez pas en peine de cela. Eupassant contre un bâtiment, il lui est tombé sur la tête unmarteau de tailleur de pierre, qui lui a brisé l’os et découverttoute la cervelle. 11 se meurt, et il a prié qu'on l’apportât icipour vous pouvoir parler avant que de mourir.
ARCANTK.
Où est-il?
CARLE.
Le voilà.
SCÈNE XIV.
ARGANTE, GÉRONTE, LÉ ANDRE, OCTAVE, HYACINTHE,ZERI1LNETÏE, NER1NE, SCAPIN, SILVESTRE, CARLE.
SCAPIN, apporté par deux hommes, et la tête entourée de linges,comme s’il avait été blessé.
Alu, ahi. Messieurs, vous me voyez... Ahi, vous me voyezdans un étrange état. Ahi. Je n’ai pas voulu mourir sans ve-nir demander pardon à toutes les personnes ([lie je puisavoiroffensées. Ahi. Oui, Messieurs, avant quede rendre le derniersoupir, je vous conjure de tout mon cœur de vouloir mapardonner tout ce que je puis vous avoir fait, et principale-ment le seigneur Argante et le seigneur Géronte. Ahi.
ARGANTE.
Pour moi, je te pardonne; va, meurs en repos.
SCAPIN, A Ocrontc.
C’est vous, Monsieur, que j’ai le [dus offensé par les coupsde bâton que...
GÉRONTE.
Ne parle point davantage, je te pardonne aussi.
SCAPIN.
Ç a été une témérité bien grande à moi, que les coups debâton que je...
GÉRONTE.
Laissons cela.
SCAPIN.
J’ai, en mourant, une douleur inconcevable des coups debâton que...