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Tome II.
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LA COMTESSE D'ESCAKBAGNAS.

LA COMTESSE.

Et pourquoi dans la rue ?

CRIQUET.

Vous m’avez dit d'aller là dehors.

LA COMTESSE.

Vous ôtes un petit impertinent, mon ami ; et vous devezsavoir que là dehors, en termes de personnes de qualité, veutdire l'antichambre. Andrée ayez soin tantôt de faire donnerle fouet à ce petit fripon-là par mon écuyer ; c’est un pelitincorrigible.

ANDRÉE.

Qu'est-ce que c’est, Madame, que votre écuyer? Est-cemaître Charles que vous appelez comme cela ?

LA COMTESSE.

Taisez-vous, sotte que vous êtes : vous ne sauriez ouvrirla bouche que vous ne disiez une impertinence. ( a Criquet.)Des sièges, (a Andrée.) Et vous, allumez deux bougies dansmes flambeaux d'argent : il se fait déjà tard. Qu’est-ce quec’est donc, que vous me regardez tout effarée ?

ANDRÉE.

Madame...

LA COMTESSE.

Eh bien! Madame, Qu’y a-t-il?

ANDRÉE.

C’est que...

LA COMTESSE.

Quoi?

ANDRÉE.

C’est que je n'ai point de bougie.

LA COMTESSE.

Comment! vous n'en avez point?

ANDRÉE.

Non, Madame, si ce n'est des bougies de suif.

LA COMTESSE.

La bouvière ! Et où est donc la cire que je fis acheter cesjours passés?

ANDRÉE.

Je n'en ai point vu depuis que je suis céans.

LA COMTESSE.

Otez-vous de là, insolente. Je vous renverrai chez vos.parents. Apporlez-moi un verre d’eau.