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Tome II.
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SCÈNE XI.

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ANDREE, s'cn allant.

Dame! Madame, si je le paye, je ne veux point être que-rellée.

LA COMTESSE.

Otez-vous de devant mes yeux.

SCÈNE XI.

LA COMTESSE, JULIE.

LA COMTESSE.

En vérité, Madame, c'est une chose étrange que les petitesvilles ! On n’y sait point du tout son inonde ; et je viens defaire deux ou trois visites oii ils ont pensé me désespérer parle peu de respect qu’ils rendent à ma qualité.

JULIE.

Où auraient-ils appris à vivre Plis n’ont point fait de voyageà Paris.

LA COMTESSE.

Us ne laisseraient pas de l’apprendre, s’ils voulaient écou-ler les personnes; mais le mal que j’y trouve, c’est qu’ilsveulent en savoir autant que moi, qui ai été deux mois àParis, cl ai vu toute la cour.

JULIE.

Les sottes gens que voilà !

LA COMTESSE.

Us sont insupportables, avec les impertinentes égalitésdont ils traitent les gens. Car, enfin, il faut qu’il y ail de lasubordination dans les choses ; cl ce qui me met hors de moi,c’est qu’un genliiiomme de ville de deux jours, ou de deuxcents ans, aura l'effronterie do dire qu’il est aussi bien gen-tilhomme (pie feu monsieur mon mari, qui demeurait à lacampagne, qui avait meute de chiens courants, et qui prenaitla qualité de comte dans tous les contrats qu’il passait.

JULIE.

On sait bien mieux vivre à Paris, dans ces hôtels dont lamémoire doit être si chère. Cet hôtel de Mouhy, Madame,cet hôtel de Lyon, cet hôtel de Hollande, les agréables de-meures que voilà !

LA COMTESSE.

Il est vrai qu’il y a bien de la différence de ces lieux-là àtout ceci. On y voit venir du beau monde, qui ne marchandepoint à vous rendre tous les respects qu’on saurait souhaiter.On ne se lève pas, si l’on veut, de dessus sou siège ; et, lors-