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Tome II.
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LA COMTESSE D’ESCARBAGNAS.

CRIQUET, 5 Jcannot qui s'en va.

Donne-moi donc cela.

JEANNOT.

Oui. Quelque sot 1

CRIQUET.

C’est moi qui te l’ai fait prendre.

JEANNOT.

Je l'aurais bien pris sans toi.

LA COMTESSE.

Ce qui me plaît de ce monsieur Tibaudier, c'est qu'il saitvivre avec les personnes de ma qualité, et qu'il est fort res-pectueux.

SCÈNE XV.

LE VICOMTE, LA COMTESSE, JULIE, CRIQUET.

l.E VICOMTE.

Madame, je viens vous avertir que la comédie sera bientôtprête, et que, dans un quart d’heure, nous pouvons passerdans la salle.

LA COMTESSE.

Je ne veux point de cohue, au moins, (a criquet.) Que l’ondise à mon suisse qu'il ne laisse entrer personne. .

l.E VICOMTE.

En ce cas, Madame, je vous déclare que je renonce à lacomédie; et je n’y saurais prendre de plaisir, lorsque la com-pagnie n'est pas nombreuse. Croyez-moi, si vous voulez vousbien divertir, qu'on dise à vos gens de laisser entrer toute laville.

LA COMTESSE.

Laquais, un siège, (au vicomte, après qu'il s'est assis.) Vousvoilà venu à propos pour recevoir un petit sacrifice que jeveux bien vous faire. Tenez, c’est un billet de M. Tibaudier,qui m'envoie des poires. Je vous donne la liberté de le liretout haut; je ne l'ai point encore vu.

LE VICOMTE, après avoir lu tout lias le billet.

Voici un billet du beau style, Madame, et qui mérite d’ê-tre bien écoulé. « Madame, je n'aurais pas pu vous faire le« présent que je vous envoie, si je ne recueillais pas plus de« fruit de mon jardin que j'en recueille de mon amour. »

L A COMTESSE.

Cela vous marque clairement qu'il ne se passe rien entrenous.