SCENE XIX.
507
\
(l’flmbrasscr Monsieur le comte votre tils. On ne peut [>asaimer le tronc, qu'on n'aime aussi les branches.
LA COMTESSE.
Mon Dieu ! monsieur Tibaudier, (le quelle comparaisonvous servez-vous là ?
JULIE.
En vérité, Madame, Monsieur le comte a tout à fait bonair.
LE VICOMTE.
Voilà un jeune gentilhomme qui vient bien dansle ma.de.
JULIE.
Qui dirait que Madame eût un si grand enfant?
J,A COMTESSE.
Hélas! quand je le fis j'étais si jeune, que je inc jouaisencore avec une poupée !
JULIE.
C est. Monsieur votre frère, et non pas Monsieur votre tils.
LA COMTESSE.
Monsieur llobinel, ayez bien soin au moins de son édu-cation.
MONSIEUR ROBINET.
Madame, je n'oublierai aucune chose pour cultiver cettejeune plante, dont vos bontés m’ont fait l’honneur de meconfier la conduite ; et je lâcherai de lui inculquer les semen-ces de la vertu.
LA COMTESSE.
Monsieur llobinel, faites-lui un peu dire quelque galanteriede ce que vous lui apprenez.
MONSIEUR ROBINET.
Allons, Monsieur le comte, récitez votre leçon d'hier aumatin.
LE COMTE.
Omnc viro soli quod convcnit testo virile,
Omne viri (1).
LA COMTESSE.
Fi! monsieur Bobinet, quelles sottises est-ce que vous luiapprenez là ?
MONSIEUR ROBINET.
C’est du latin, Madame, et la première règle de Jean Des-pautère.
(1) Littéralement : « Tout co qui convient à. l’hommo soûl CRt du genre mua-culta. » C’est, comme va le dire Bobinet, la première règle de Jean Denpautère.