Band 
Tome II.
Seite
512
JPEG-Download
 

512

LA COMTESSE D’ESCARBAGNAS.

f LE VICOMTE.

Cela veut dire, Madame, <[ue j'épouse Julie; et, si vousine croyez, pour rendre la comédie compôlte. de toutpoint, vous épouserez monsieur Tibaudier, et donnerez ma-demoiselle Andrée à son laquais, dont il fera son valet devhambre.

LA COMTESSE.

Quoi ! jouer de la sorte une personne de ma qualité !

LE VICOMTE.

C’est sans vous offenser, Madame; et les comédies veulentde ces sortes de choses.

LA COMTESSE.

Oui, monsieur Tibaudier, je vous épouse, pour faire enra-ger tout le monde.

MONSIEUR TIRAUDIER.

Ce m’est bien de l’honneur, Madame.

LE VICOMTE, à la comtesse.

Souffrez, Madame, qu’en enrageant nous puissions voirici le reste du spectacle.

BOUTS-RIMÉS (1)

COMMANDÉSSur le bel air.

Que vous m’embarrassez avec votre. grenouille,

Qui traîne à ses talons le doux mot d’.". liypocras!

Je liais des bouts-rimés le puéril. fatras,

Et tiens qu'il vaudrait mieux filer une. quenouille.

La gloire du bel air n'a rien qui me. chatouille;

Vous m'assommez l'esprit avec un gros. plillras;

Et je liens heureux ceux qui sont mort. à... Contras,

Voyant tout le papier qu'en sonnets on. barbouille.

M’accable derechef la laine du. cagot,

Plus méchant mille fois que n’est un vieux., magot,

Plutôt qu’un bout-rimé me fasse entrer en. danse !

Je vous le chante clair comme un. chardonneret;

Au bout de l'univers je fuis dans une. manse.

Adieu, grand prince, adieu; tenez-vous.... guilleret.

(1) Ce sonnet fut publié pour lu première fois à la suito cio 7a Comtesse d'Ks -car baguas, édition do 1682. On croit qa’il fat composé & la demande da princede Coudé. (D.)

FIN DE LA COMTESSE D’ESCARBAGNAS.