SCÈNE XXII.
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IA COMTESSE.
Cola est merveilleux comme les amants emportés devien-nent àla modo! On ne voit autre chose de tous cotés. Là, là.Monsieur le receveur, quittez votre colère, et venez prendreplace pour voir la comédie.
MONSIEUR WARl'IN.
Moi, morhleu ! prendre place ! (Montrant monsieur Tibaudicr.Cherchez vos benêts à vos pieds. Je vous laisse, Madame lacomtesse, à monsieur le vicomte ; et ce sera à lui que j'en-voierai tantôt vos lettres. Voilà ma scène faite, voilà mon rôlejoué. Serviteur à la compagnie.
MONSIEUR TIBAUnlEIl.
Monsieur le receveur, nous nous verrons autre partqu'ici ; et je vous ferai voir que je suis au poil et à la plume.
MONSIEUR IIARPIN, en sortant.
Tu as raison, Monsieur Tibaudicr,
LA COMTESSE.
Pour moi, je suis confuse de celle insolence.
LE VICOMTE.
Les jaloux, Madame, sont comme ceux qui perdent leurprocès ; ils ont permission de tout dire. Prêtons silence à lacomédie.
SCÈNE XXII.
I,A COMTESSE, LE VICOMTE, JULIE, MONSIEUR TIBAUD1ER,
JEANNOT.
JEANXOT, au vicomte.
Voilà un billet, Monsieur, qu'on nous a dit de vous donnervile.
I.E VICOMTE, lisant.
« En cas que vous ayez quelque mesure à prendre, je vous« envoie promptement un avis. La querelle de vos parents« et de ceux de Julie vient d'être accommodée ; et les condi-« tions de cet accord, c’est le mariage de vous et d’elle.« Bonsoir. » (a lutte.) Ma foi, Madame, voilà notre comédieachevée aussi.
(Le vicomte, la comtesse, Julie et monsieur Tibaudicr se lèvent.)
JULIE.
Ab! Cléante, quel bonheur! Notre amour eût-il osé espé-rer un si heureux succès ?
IA COMTESSE.
Comment donc? Qu’est-ce que cela veut dire?