ACTE II, SCÈNE VI.
Mais je ne saurais, moi, parler voire jargon.
1MIILAMINTE.
Il ' nie! appeler un jargon le langageFondé sur la raison et sur le bel usage !
MARTINE.
Quand on se fait entendre, on parle toujours bien,
Et tous vos biaux dictons ne servent pas de rien.
PIIILAMJNTE.
Eli bienl ne voilà pas encore de son style?
Ne servent pas de rien!
I1ÉIJSE.
O cervelle indocile!
Faut-il qu’avec les soins qu'on prend incessamment,On ne te puisse apprendre à parler congrùment?
De pas mis avec rien tu lais la récidive;
Et c'est, comme on l'a dit, trop d’une négative.
MARTINE.
Mon Dieu ! je n'avons pas élugué comme vous,
Et je parlons tout droit comme on parle dieux nous.
VMLAMINTE.
Ab ! peut-on y tenir ?
BÉI.ISE.
Quel solécisme horrible!
l’IULAMINTE.
En voilà pour tuer une oreille sensible.
m'a.isE.
Toncspril, je l'avoue, est bien matériel !
Je n'est qu'un singulier, avons est pluriel.
Veux-tu toute ta vie offenser la grammaire?
MARTINE.
Qui parle d'offenser grand’mère ni grand-père ?
I'UILAMINTE
O ciel!
réuse.
Grammaire est prise à contre-sens par toi,
Et je t’ai déjà dit d’où vient ce mot.
MARTINE.
Ma foi !
Qu'il vienne de Chaillot, d’Auteuil ou de Pontoise,Cela ne me fait rien.
RÉMSE.
Quelle âme villageoise !
La grammaire, du verbe et du nominatif,
Comme de l'adjectif avec le substantif,
Nous enseigne les lois.
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