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ACTE II, SCÈNE VIII.
I.’tm me brille mon rot, en lisant quelque histoire ;L’autre rêve à des vers, quand je demande à boire :Enfin je vois par eux votre exemple suivi,
Et j’ai des serviteurs, et ne suis point servi.
Une pauvre servante au moins m’était restée,
Qui de ce mauvais air n’était point infectée,
Et voilé qu'on la chasse avec un grand fracas,
A cause qu elle manque à parler Vaugelas!
Je vous le dis, ma soeur, tout ce train-là me blesse;Car c’est, comme j'ai dit, à vous que je m’adresse.Je n’aime point céans Ions vos gens à latin,
Et principalement ce monsieur Trissolin :
C’est lui qui, dans des vers, vous a lympanisées;Tous les propos qu’il tient sont des billevesées.
On cherche ce qu’il dit après qu’il a parlé;
El je lui crois, pour moi, le timbre un peu félé.
l’im.AMINTE.
Quelle bassesse, 6 ciel ! et dénie et de langage !
Illil.ISE.
Est-il de petits corps un plus lourd assemblage,
Un esprit composé d’atomes plus bourgeois?
Et de ce même sang se peut-il que je sois?
Je me veux mal de mort d’être de votre race,
Et, de confusion, j'abandonne la place.
SCÈNE VIII.
riIILAMINTE, C1IRYSALE.
PIW.AMINTE.
Avez-vous à lécher encore quelque trait?
CIIUYSALE.
Moi? non. Ne parlons pins de querelle; c’est fait.Discourons d'autre affaire. A votre fille aînéeOn voit pour les nœuds d'hyménée,
C'est une philosophe enfin, je n’en dis rien;
Elle est bien gouvernée, et vous faites fort bien :Mais de tout autre humeur se trouve sa cadette,
Et je crois qu’il est bon de pourvoir Henriette,
De choisir un mari...
PUII.AMINTE.
C’est à quoi j’ai songé,
Et je veux vous ouvrir l’intenlion que j'ai.