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Tome II.
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ACTE III, SCÈNE V.

11EN METTE, à Ynilius, <|iii vf'iit aussi l’embrasser.

Excusez-moi, Monsieur, je n'enlends pas le grec..

(ils s’asseyent.)

ÎMIIIAMINTE.

J'ai jiour les livres grecs un merveilleux respect.

VAims.

Je crains d'être fâcheux par l’ardeur qui m’engage\ vous rendre aujourd'hui, Madame, mon hommage;

Ht j'aurai pu troubler quelque (Iode entretien.

IMIII.UIINTE.

Monsieur, avec du grec on ne peut gâter rien.

TMSSOTW.

Au reste, il fait merveille en vers ainsi qu'en prose,

Et pourrait, s'il voulait, vous monlrer quelque chose,vvnies.

Le défaut des auteurs, dans leurs productions,

C'est d'en tyranniser les conversations,

D'être au Palais, au cours, aux ruelles, aux fables,

De leurs vers fatigants lecteurs infatigables.

Pour moi, je ne vois rien de plus sol, à mou sens,

Qu'un auteur qui partout va gueuser des encens,

Qui, des premiers venus saisissant les oreilles,

En fait le plus souvent, les martyrs de ses veilles.

On ne ma jamais vu ce fol enlêlemenl ;

El d'un Crée là-dessus je suis le sentiment,

Qui, par un dogme exprès, défend à Ions ses sagesL'indigne empressement de lire leurs ouvrages.

Voici de petits vers pour de jeunes amants,

Sur quoi je voudrais bien avoir vos sentiments.

TU1SSOTIN.

Vos vers ont des beautés que n'ouï, point tous les autres,v.uucs.

Les Grâces et Vénus régnent dans tous les vôtres.

TUISSllTIX.

Vous avez le tour libre et le beau choix des mots,vîmes.

On voit partout chez Vous fittos et le pathos,

TUISSOTIV.

Nous avons vu de vous des églngucs d’un slyleQui |iassc en doux attraits Théocrile et Virgile (1).

(1) Coh doux vers font Allusion à lft complaisance de Mfanjro pour quelques^Ttlogucs do sa façon, et surtout pour celle de Christine. En effet, cette églopue