562
LES FEMMES SAVANTES.
De maltraiter l'asile et blesser les bontés,
Où je me suis sauvé de toutes vos fiertés.
PIIH.WINTK.
Mais enfin, comptez-vous, Monsieur, sur mon suffrage,Quand vous vous promettez cet autre mariage ?
Et, dans vos visions, savez-vous, s'il vous plaît,
Que j'ai pour Henriette un autre époux tout prêt?cmtandiik.
Hé! Madame, voyez votre choix, je vous prie;Exposez-moi, de grâce, à moins d'ignominie,
Et ne me rangez pas à l’indigne destinDe me voir le rival de monsieur Trissolin.
L'amour des beaux esprits, ipii chez vous m’est contraiieNe pouvait m'opposer un moins noble adversaire.
H en est, et plusieurs, cpie, pour le bel esprit,
Le mauvais goût du siècle a su mettre en crédit;
Mais monsieur Trissotin u'a pu duper personne,
Et chacun rend justice aux écrits qu'il nous donne.
Hors céans, ou le prise en tous lieux ce qu'il vaut ;
Et ce qui m'a vingt fois fait tomber de mon haut,
C’est de vous voir au ciel élever des sornettesQue vous désavoueriez, si vous les aviez faites.
PIIII..VMINTI!.
Si vous jugez de lui tout autrement que nous,
C'est que nous le voyons par d’autres yeux que vous.
SCÈNE III.
TRISSOTIN, PIIILAMINTE, AUMANDE, CLITANDRE.
THISSOTIN, à Philanmite.
Je viens vous annoncer une grande nouvelle (1).
Nous l'avons, eu dormant, Madame, échappé belle.
En monde près de nous a passé tout du long,
Est dm tout au travers de notre tourbillon ;
Et, s’il eût en chemin rencontré notre terre,
Elle eût été brisée en morceaux, comme verre.
PIIIIAMINTIS.
Remettons ce discours pour une autre saison;
Monsieur n’y trouverait ui rime ni raison ;
(1) Cotin avait compose et publia uoo disaortatiou fort longue et fort ridicule,qui porte lo titre do Galanterie »ur la Comité apparue, on décembre 1061 etJanvier 1665. L'outrée de Trlwotiu fait allusion & cette pièce.