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ACTE IV, SCÈNE III.
El c'est en courlisan qu’il en prend la défense.
CMTANIIIIË.
Vous en voulez beaucoup à cette pauvre cour;
El son malheur est grand de voir que, chaque jour,Vous autres beaux esprits vous déclamiez cou Ire elle;Que de tous vos chagrins vous lui fassiez querelle,
Et, sur sou méchant goût lui faisant son procès,N’accusiez que lui seul de vos méchants succès.Pcnucllez-moi, monsieur Trissotin, de vous dire,
Avec tout le respect que votre nom m'inspire,
Que vous feriez fort bien, vos confrères et vous,
De parler de la cour d'un tou un peu plus doux;
Qu'à le bien prendre, au fond, elle n’csl pas si bêteQue, vous autres Messieurs, vous vous niellez en tôle;Qu elle a du sens commun pour se connaître à lotit,
Que chez elle on se peut former quelque bon goût,
Et que l'esprit du monde y vaut, sans flatterie,
Tout le savoir obscur de la pédanterie.
TRISSOTIN.
De son bon goût, Monsieur, nous voyons des effets.
CLITANDHE.
Où voyez-vous, Monsieur, quelle l'ait si mauvais?TRISSOTIN.
Ce que je vois, Monsieur? C’est que pour la scienceKasius et üaldus font honneur à la France;
Et que tout leur mérite, exposé fort au jour,
N'attire point les yeux et les dons de la cour.
CLITANDHE.
Je vois votre chagrin, et que, par modestie,
Vous ne vous mettez point, Monsieur, de la partie;
Et, pour ne vous point mettre aussi dans le propos,Que font-ils pour l'État, vos habiles héros?
Qu’est-ce que leurs écrits lui rendent de service,four accuser la cour d’une horrible injustice,
Et se plaindre en tous lieux que sur leurs doctes nomsElle manque à verser la faveur de ses dons?
Leur savoir à la France est beaucoup nécessaire !
Et des livres qu’ils font la cour a bien affaire!
11 semble à trois gredins, dans leur petit cerveau,
Que, pour être imprimés et reliés en veau,
Les voilà dans l’État d’importantes personnes;
Qu'avec leur plume ils font les deslins des couronnes;Qu'au moindre petit lirait de leurs productions,
Ils doivent voir chez eux voler les pensions;
T. II.
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