Band 
Tome II.
Seite
575
JPEG-Download
 

ACTE V, SCÈNE III.

Veuillez, au lieu d’écus, de livres et de francs,

Nous exprimer la dot en mines et talents ^

El dater par les mots d'ides et de calendes.

LE NOTAIRE.

Moi? Si j'allais, Madame, accorder vos demandes.

Je me ferais siffler de tous mes compagnons.

IMIILAMINTE.

De cette barbarie en vain nous nous plaignons.Allons, Monsieur, prenez la table pour écrire,

(Apercevant Martine..)'

Ah! ali! Cetle impudente ose encor se produire?Pourquoi donc, s'il vous plaît, la ramener chez moi ?en nr sale.

Tantôt avec loisir on vous dira pourquoi.

Nous avons maintenant autre chose à conclure.

LE. NOTAIRE.

Procédons au contrat.. Où donc est la future?

I'BILAMINTE,

Celle que je marie est la cadette.

LE NOTAIRE,

lion.

C1IUYSA.LE., montrant Hcimettc

Oui, la voilà, Monsieur : Ilenriellc est son nom.

LE NOTAIRE.

Port bien. Et le futur?

Est Monsieur.

PII1LAMINTE » montrant Trissotin.

L’époux que je lui donne

CHICÏSALE, montrant Clitandrc.

Et celui, moi, qu’en propre personneJe prétends qu elle épouse» est Monsieur.

LE NOTAIRE.

C’est trop pour la coutume.

Deux époux ?

PHILVMINTE, au notaire.

Où vous arrêlez-vous?

Mettez, mettez, Monsieur, Trissotin pour mon gendre.

CHRYSALE.

Pour mon gendre mettez, mettez, Monsieur, Clitandrc.

LE NOTAIRE.

Mettez-vous donc d’accord, et, d’un jugement nuit,Voyez à convenir entre vous du futur.

PIIIL VMINTE.

Suivez, suivez, Monsieur» le choix où je m'arrête»