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LES FEMMES SAVANTES.
CHRYSALE.
Faites, faites, Monsieur, les choses à ma lôte.
. I.E NOTAIRE.
Dites-moi donc à qui j'obéirai des deux.
I’HILAMINTE, à Chrysale.
Quoi donc? Vous combattrez les choses que je yeux
GHllïSAI.E.
Je ne saurais souffrir qu'on ne cherche ma filleQue pour l'amour du bien qu'on voit dans ma famille,
l’IHLAMINTE.
Vraiment, à votre bien on songe bien ici?
Et c’est là, pour un sage, un fort digue souci ?
chrysale.
Enfin, pour son époux, j'ai fait choix de Clitandre.rnii, viminte.
(Montrant Trissotin.)
Et moi, pour son époux, voici qui je veux prendre.Mon choix sera suivi; c'est un point résolu.
chrysale.
Ouais! Vous le prenez là d’un ton bien absolu!
MARTINE.
Ce n'est point à la femme à prescrire, et je sommesPour céder le dessus en toute chose aux hommes.
CHRYSALE.
C'est bien dit.
MARTINE.
Mon congé cent fois me fût-il hoc (1),La poule ne doit point chanter devant le coq.
CHRYSALE.
Sans doute.
MARTINE.
Et nous voyons que d'un homme on se gausse,Quand sa femme chez lui, porte le haut-de-chausse.
Il est vrai.
CHRYSALE.
MARTINE.
Si j'avais un mari, je le dis,
Je voudrais qu'il se fit le maître du logis;
(1) Me fût-il hoc, c'est-à-dire me fût-il assuré. Cette expression provorblnlovient du hoc, jou do cartes, qu’on appelle ainsi parce qu’il y a six cartes qui sonthoc, c’est-à-dire assurées à celui qui les joue. (MÉtf.) Ce jeu fut apporté parMazarin en Franco, et devint tellement à la modo qu'il donna \in proverbe à lalangue. Le sens do co proverbe est qu'nno femme no doit prendre la parolo quelorsque son mari a parlé. (Dict. des ProverbesJ