67S LES FEMMES SAVANTES.
Offrez-lui le parti d'épouser son aînée.
CIIRYSALE.
Voilà dans cette affaire un accommodement.
(A Henriette et à CHtamlrc.)
Voyez ; y donnez-vous votre consentement ?
HENRIETTE.
lié! mon père...
CL1TANMIE, à Chrysalc.
Hé! Monsieur...
BÉLISE.
On pourrait bien lui faireDes propositions qui pourraient mieux lui plaire ;
Mais nous établissons une espèce d’amourQui doit être épuré comme l’astre du jour :
La substance qui pense y peut être reçue;
Mais nous en bannissons la substance étendue.
SCÈNE IV.
ARISTE, CIIRYS.AI.E,PHILAMINTE,BÉL1 SE, HENRIETTE,ARMANDE, TRISSOTIN, UN notaire , CL1TANDRE,MARTINE.
ARISTE.
J'ai regret de troubler un mystère joyeux,
Par le chagrin qu'il faut que j'apporte en ces lieux.
Ces deux lettres me font porteur de deux nouvellesDont j'ai senti pour vous les atteintes cruelles.
(a Philaminte.)
L’une, pour vous, me vient de votre procureur;
(A Chrysalc.)
L'autre, pour vous, me vient de Lyon.
PHILAMINTE.
Quel malheur,
Digne de nous troubler, pourrait-on nous écrire?
AllISTE.
Cette lettre en contient un que vous pouvez lire.
PHILAMINTE.
« Madame, j’ai prié monsieur votre frère de vous rendren cette lettre, qui vous dira ce que je n’ai osé vous aller dire.« La grande négligence que vous avez pour vos affaires a été« cause que le clerc de votre rapporteur nem’a point averti,n et vous avez perdu absolument votre procès, que vous de-« viez gagner.
CHRYSALE, i» Philaminte.
Votre procès perdu!