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ACTE II, SCÈNE VIII.
faire tout l'attachement de ma vie, je vous avoue que j'ycherchequelqueprécaution II y en a d'aucunes quiprennentdes maris seulement pour se tirer de la contrainte de leursparents, et se mettre en état de faire tout ce qu’elles vou-dront. Il y en a d'autres, Madame, qui font du mariage uncommerce! de pur intérêt; qui ne se marient que pour gagnerdes douaires, que pour s’enrichir par la mort de ceux qu’el-les épousent, et courent sans scrupule de mari en mari,pour s'approprier leurs dépouilles. Ces personnes-là, à la vé-rité, n’y cherchent pas tant de façons, et regardent peu lapersonne.
RÉLINE.
Je vous trouve aujourd’hui bien raisonnante, et je voudraisbien savoir ce que vous voulez dire par là.
ANGÉLIQUE.
Moi, Madame? Que voudrais-je dire que ce que je dis?
BELINE.
Vous êtes si sotte, ma mie, qu’on ne saurait plus voussouffrir.
ANCÉLIQUE.
Vous voudriez bien, Madame, m’obliger à vous répondrequelque impertinence; mais je vous avertis que vous n’aurezpas cet avantage.
BÉLINE.
11 n’est rien d’égal à votre insolence.
ANGÉLIQUE.
Non, Madame, vous avez beau dire.
BÉLINE.
Et vous avez un ridicule orgueil, une impertinente pré-somption, qui fait hausser les épaules à tout le monde.
ANGÉLIQUE.
Tout cela, Madame, ne servira de rien. Je serai sage endépit de vous ; et, pour vous ôter l’espérance de pouvoir réus-sir dans ce que vous voulez, je vais m’ôter de votre vue.
SCÈNE VIII.
ARGAN, BÉLINE , monsieur DIAFOIRUS , THOMASDIAFOIRUS, TOINETTE.
ARGAN, îl Angélique , qui sort.
Écoute. Il n’y a point de milieu à cela : choisis d’épouserdans quatre jours ou Monsieur, ou un couvent (a Btlinc.)Ne vous mettez pas en peine : je la rangerai bien.