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Oeuvres de P. et TH. Corneille / précédées de la vie de P. Corneille par Fontenelle et des discours sur la poésie dramatique
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LA SUITE DU MENTEUR, ACTE 1, SCÈNE III.

ly DORANTE, à Cliton, et puis à Lyse.

y e me romps plus la tête; et toi, tarde un moment;ecr is à ta maîtresse un mot de compliment.

( Dorante va écrire sur la table.)

CLITON.

D.

Di

‘tons-nous cependant deux mots de guerre en-i.yse. [semble?

tsons.

ûi:

1S.

CLITON.

Contemple-moi.

LYSE.

Toi?

CLITON.

Oui, moi. Que t’en semble?

Si tu me veux en vie, affaiblis ces attraits,

Et retiens pour le moins la moitié de leurs traits.

CLITON.

Tu sais même charmer alors que tu te moques.Gouverne doucement l’âme que tu m’escroques.On a traité mon maître avec moins de rigueur ;On n’a pris que sa bourse, et tu prends jusqu’aulyse. [cœur.

11 est riche, ton maître ?

CLITON.

Assez.

LYSE.

Et gentilhomme ?

CLITON.

Il le dit.

LYSE.

Que tout vert et rouge, ainsi qu’un perroquet,u’es que bien en cage, et n’as que du caquet.

CLITON.

r,s - Cette action, qu’est-elle?

LYSE.

Ridicule.

f. CLITON.

°ette main?

C «tt e

LYSE.

De taille à bien ferrer la mule.CLITON.

jambe, ce pied?

'® nes de t’installer" e f ront?

LYSE.

Si tu sors des prisons,aux Petites-Maisons.

CLITON.

LYSE.

Est un peu creux.

CLITON.

Cette tête?

LYSE.

Un peu folle.

Ce t CLITON.

n de voix enfin avec cette parole ?

Alu LYSE -

C (; es t là que mes sens demeurent étonnés :n de voix est rare, aussi bien que le nez.

Je - CLITON.

Que eUre ’ ton humeur me semble si jolie,

, |> llJe | u V; is me résoudre à faire une folie.

!\, ls le > je veux t’aimer, tu seras mon souci :iv m . aît res font l’amour, nous le ferons aussi.

Je c 31 IT1 'He beaux mots tous les jours à te dire ;Je t e ' ( '| C ' lera ' de feux, de sanglots, de martyre;

« , lra * : «Je meurs, je suis dans les abois,

Vile...,,

LYSE.

Alu s . Et tout cela de ce beau ton de voix?M ( , n 1 tu m’entreprends deux jours de cette sorte,Ur est déconfit, et je me tiens pour morte ;

LYSE.

Il demeure?

CLITON.

A Paris.

LYSE.

Et se nomme ?

DORANTE , fouillant dans la bourse.

Porte-lui cette lettre, et reçois...

CLITON , lui relenant le bras.

Sans compter?

DORANTE.

Cette part de l’argent que tu viens d’apporter.

CLITON.

Elle n’en prendra pas, monsieur, je vous proteste.

LYSE.

Celle qui vous l’envoie en a pour moi de reste.

CLITON.

Je vous le disais bien, elle a le cœur trop bon.

LYSE.

Lui pourrai-je, monsieur, apprendre votre nom?

DORANTE.

II est dans mon billet. Mais prends, je t’en conjure.

CLITON.

Vous faut-il dire encor que c’est lui faire injure ?

lyse. [voir.

Vous perdez temps, monsieur, je sais trop mon de-Adieu : dans peu de temps je viendrai vous revoir ;Et porte tant de joie à celle qui vous aime,

Qu’elle rapportera la réponse elle-même.

CLITON.

Adieu, belle railleuse.

LYSE.

Adieu, cher babillard.

SCÈNE III.

DORANTE, CLITON.

DORANTE.

Cette fille est jolie, elle a l’esprit gaillard.