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LA SUITE DU MENT EU K,
ACTE J, SUE N E VI.
Vous
(à Doranle.)
u s avez vu, monsieur, le coup qu’on vous im-°}’ez ce cavalier; en serait-il l’auteur? [pute;
CLÉANDRE, bas.
Va me reconnaître. Ali! Dieu! je meurs de peur.
„ DOUANTE, an prévôt.
uutfrez que j’examine à loisir son visage.
C’
lie
(bas.)
est lui, mais il n’a fait qu’en homme de courage ;serait lâcheté, quoi qu’il puisse arriver,perdre un si grand cœur quand je puis le sauver.' e découvrons point.
CLÉANDRE, bas.
Il me connaît; je tremble.
DO JR ATS-TE } au prévôt.
'^Cavalier, monsieur, n’a rien qui lui ressemble;^ a 'itre est de moindre taille, il a le poil plus blond,p I e 'ot plus coloré, le visage plus rond,
’ .I e le connais moins, tant plus je le contemple.
Q CLÉANDKE, bas.
générosité qui n’eut jamais d’exemple !
DOUANTE.
‘ la bit meme est tout autre.
LE PRÉVÔT.
Enfin ce n’est pas lui ?
]y DORANTE.
0|> ’ *1 n'a point de part au duel d’aujourd’hui.
J LE PRÉVÔT, à Cléandre.
^ s Su ' s ravi, monsieur, de voir votre innocencej, s hrée à présent par sa reconnaissance;p e:! quand vous voudrez, vous avez tout pouvoir.
« ,! llSez la rigueur qu’a voulu mon devoir.
A( Vi. B 1
CLÉANDRE, au prévôt.
Vous avez fait le dû de votre office.
SCÈNE Y.
Dorante, cléandre, cliton.
f
ill () DORANTE , à Cléandre.
,t e ; Palier, pour vous je me fais injustice;
Üens pour lirave homme, et vous reconnaiss 'otre devoir comme j’ai fait le mien, [bien;
CLÉANDRE.
nsi eur...
P , DORANTE.
°mt de réplique, on pourrait nous entendre
V], CLÉANDRE
Vj Z<lonc seulement qu’on m’appelle Cléandre,Ét q, f a ‘ s mon devoir, que j’en prendrai souci,■' e périrai pour vous tirer d’ici.
SCÈNE VE
DORANTE, cliton.
DORANTE.
N’est-il pas vrai, Cliton, que c’eût été dommageDe livrer au malheur ce généreux courage ?
J’avais entre mes mains et sa vie et sa mort,
Et je me viens de voir arbitre de son sort.
CLITON.
Quoi ! c’est là donc, monsieur?...
DORANTE.
Oui, c’est là le coupable.
CLITON.
L’homme à votre cheval ?
DORANTE.
Rien n’est si véritable.
CLITON.
Je ne sais où j’en suis, et deviens tout confus.
Ne m’aviez-vous pas dit que vous ne mentiez plus ?
DORANTE.
J’ai vu sur son visage un noble caractère,
Qui, me parlant pour lui, m’a forcé de me taire,Et d’une voix connue entre les gens de cœurM’a dit qu’en le perdant je me perdrais d’honneur.J’ai cru devoir mentir pour sauver un brave homme.
CLITON.
Et c’est ainsi, monsieur, que l’on s’amende à Rome ?Je me tiens au proverbe; oui, courez, voyagez ;
Je veux être guenon si jamais vous changez :
Vous mentirez toujours, monsieur, sur ma parole.Croyez-moi que Poitiers est une bonne école ;Pour le bien du public je veux le publier;
Les leçons qu’on y prend ne peuvent s’oublier.
DORANTE.
Je ne ments plus, Cliton, je t’en donne assurance;Mais en un tel sujet l’occasion dispense.
CLITON.
Vous en prendrez autant comme vous en verrez.Menteur vous voulez vivre, et menteur vous mour-Et l’on dira de vous pour oraison funèbre : [rez;« C’était en menterie un auteur très-célèbre,
« Qui sut y raffiner de si digne façon,
« Qu’aux maîtres du métier il en eût fait leçon ; [que,« Et qui, tant qu’il vécut, sans craindre aucune ris-« Aux plus forts d’après lui put donner quinze etdorante. [bisque. »
Je n’ai plus qu’à mourir, mon épitaphe est fait,
Et tu m’érigeras en cavalier parfait :
Tu ferais violence à l’humeur la plus triste.
Mais, sans plus badiner, va-t-en chercher Philiste ;Donne-lui cette lettre ; et moi, sans plus mentir,Avec les prisonniers j’irai me divertir.
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