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Oeuvres de P. et TH. Corneille / précédées de la vie de P. Corneille par Fontenelle et des discours sur la poésie dramatique
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deux à sa protection par une espérance égale. Elleétait avertie par Laonice de celle que la reine leuravait faite, et devait prévoir que, si elle se fût dé-clarée pour Antiochus qu’elle aimait, son ennemie,qui avait seule le secret de leur naissance, n'eûtpas manqué de nommer Séleucus pour aîné alinde les commettre l’un contre l'autre , et d’exciterune guerre civile qui eût pu causer sa perte. Ainsielle devait s’exempter de choisir, pour les contenirtous deux dans l’égalité de prétention, et elle n’enavait point de meilleur moyen que de rappeler lesouvenir de ce qu’elle devait à la mémoire de leurpère, qui avait perdu la vie pour elle, et leur fairecette proposition qu’elle savait bien qu’ils n’accep-teraient pas. Si le traité de paix l’avait forcée à sedépartir de ce juste sentiment de reconnaissance,la liberté qu’ils lui rendaient la rejetait dans cetteobligation. 11 était de son devoir de venger cettemort; mais il était de celui des princes de ne sepas charger de cette vengeance. Elle avoue elle-même à Antiochus qu'elle les haïrait, s’ils luiavaient obéi ; que, comme elle a fait ce qu’elle adû par cette demande, ils font ce qu’ils doiventpar leur refus; qu’elle aime trop la vertu pour vou-loir être le prix d’un crime, et que la justice qu’elledemande de la mort de leur père serait un parri-cide, si elle la recevait de leurs mains.

Je dirai plus : quand cette proposition seraittout à fait condamnable en sa bouche, elle méri-terait quelque grâce et pour l'éclat que la nou-veauté de l’invention a fait au théâtre, et pourl’embarras surprenant où elle jette les princes, etpour l’effet qu’elle produit dans le reste de la piècequ’elle conduit à l’action historique. Elle est cause

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que Séleucus , par dépit, renonce au trône et àpossession de cette princesse; que la reine, le vo* 1 "lant animer contre son frère, n’en peut rien obt*’"nir, et qu’enliu elle se résout par désespoir de l‘‘ sperdre tous deux , plutôt que de se voir sujette <son ennemie.

Elle commence par Séleucus, tant pour sui't'l’ordre de l’histoire, que parce (pie, s’il fut dente* 11en vie après Antiochus et Kodogune, quelle 'O* 1lait empoisonner '"queutent, il les aurait F 11venger. Elle ne craint pas la même chosechus pour son frère, d’autant qu’elle espère q* 1 ^poison violent qu'elle lui a préparé fera un *»assez prompt pour le faire mourir avant qu’ü apu rien savoir de cette autre mort, ou du u* ol ^|avant qu’il l’en puisse convaincre, puisqu'elle abien pris son temps pour l’assassiner, que ce F‘ricide n’a pas eu de témoins. J’ai parlé aille* 11 '’l’adoucissement que j’ai apporté pour empé c j (1qu’Antiochus n’en commît un en la força» 1prendre le poison qu’elle lui présente, et du F.,d’apparence qu’il y avait qu’un moment »Pqu’elle a expiré presque à sa vue, il parlât d’a*»'^et de mariage à Kodogune. Dans l’état où i' strent derrière le théâtre, ils peuvent le , ’ aS ° l ^ )|1 .quand ils le jugeront à propos. L'action » sl 1plète, puisqu’ils sont hors de péril ; et la » 1 ° rt ( ),iSéleucus m’a exempté de développer le sel ‘ ie | I ( , l nsdroit d’aînesse entre les deux frères, qui ^' a ,’Vjjrfin’eût jamais été croyable, ne pouvant être éc a sf , (que par une bouche en qui l’on n’a pas v» ‘j (1de sincérité pour prendre aucune assurance s** 1témoignage.

FIN DE [.’EXAIIEN DE II O DOC. Il N E,