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Oeuvres de P. et TH. Corneille / précédées de la vie de P. Corneille par Fontenelle et des discours sur la poésie dramatique
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(h 1 *! ^mettre devant les yeux combien ils lui ontes ’ et du moins les justes défiances de Rodo-

mais ces deux scènes demeureraient

ü bscures, si cette narration ne les avait pré-„ et du moins les justes défiances de Rodo-; ! *' n du premier acte, et la peinture que

qui °Patre fait d'elle-même dans son monologue° Uvre le second, n'auraient pu se faire entendre■y ( ’ e secours.

(] e a '°ue qu’elle est sans artifice , et qu’on la faitp 0(1 San S-froid à un personnage protatique, qui sede toutefois justifier par les deux exemplesdis. ttreilCe ( l ue j’ a > cités sur ce sujet au premierq lle Ul ' s - ïimagène, qui l’écoute, n’est introduitq, s i- P° Ul ' l’écouter, bien que je l’emploie au cin-Idiy ni - 6 !l ^ a ’ l e <,e '* e d p la mort de Séleucus, qui sea t|( ,' ai j faire par un autre. Il l’écoute sans y avoir

( ‘Un

d’f',^ ,e Ce qui

pt ei) ^ lnt erêt notable, et par simple curiosité d’ap-

. i (i , pouvait avoir su déjà en la cour<H>te, où il était en assez bonne posture, étanti, 0Uv e ;^ur des neveux du roi, pour entendre desla Sv) ,. les assurées de tout ce qui se passait dans

Pou

ertit - 'I 11 ' en est voisine. D’ailleurs, ce qui nedéjjj rece 'oir d’excuse, c’est que, comme il y avaitl'tin ( . <IUe î ( l ue temps qu’il était de retour avec les«e ,, r es ’ H n’y a pas d’apparence qu’il ait attendun d jour de cérémonie pour s’informer de saqu’ü ( ‘ 0,) )ment se sont passés tous ces troubles,h /ê((ë e lt •'e savoir que confusément. Pollux, dans•‘coiitç ’, ll es t qu’un personnage protatique quisa "s intérêt comme lui; mais sa surprise

EXAMEN DE

'rai mérite qui fait que cette inclination n’estjjts t°ut à fait injuste. .Te veux bien laisser chacunJ* liberté de ses sentiments ; mais certainement1 peut dire que mes autres pièces ont peu d’a-"tages qui ] le se rencontrent en celle-ci : elle a• ut ensemble la beauté du sujet, la nouveautés fictions, la force des vers, la facilité de l’ex-4 ® ssi on , la solidité du raisonnement, la chaleurti/ P 088 ’ 01 ' 8 ! les tendresses de l’amour et de l’ami-j et cet heureux assemblage est ménagé de sortei!!! 6 H e s ’àlève d’acte en acte. Le second passe lele^nier, le troisième est au-dessus du second, et'Ittrifier l’emporte sur tous les autres. L’action• es j Une, grande, complète ; sa durée ne va point,fort peu, au delà de celle de la représentation,jour en est le plus illustre qu’on puisse imagi-( er ’ ri l’unité'de lieu s’y rencontre en la manière( î Ue je l’explique dans le troisième de mes dis-et avec l’indulgence que j’ai demandée pourj'éàtre,

'•e n’est pas que je me flatte assez pour présu-•. .qu’elle soit sans taches. On a fait tant d’ob-.‘°ns contre la narration de Laonice au premier' e i qu’il est malaisé de ne donner pas les mains

<n,.1 ■ *

'Pielqu^.^nps. j e ne la tiens pas toutefois siI,/. 11 *' 6 qu’on l’a dit. 11 est hors de doute que Cléo-d' > dans le second , ferait connaître beaucoup° ses l ,ar sa confidence avec celte Laonice, et/' f e récit qu’elle en a fait à ses deux fils, pour

RODOGUNE. 2U

de voir Tason à Corinthe, où il vient d’arriver, etson séjour en Asie, que la mer en sépare, lui don-nent juste sujet d’ignorer ce qu’il en apprend. Lanarration ne laisse pas de demeurer froide commecelle-ci, parce qu’il ne s’est encore rien passé dansla pièce qui excite la curiosité de l’auditeur, ni quilui puisse donner quelque émotion en l’écoutant;mais si vous voulez réfléchir sur celle de Curiacedans Y Horace , vous trouverez qu’elle fait tout unautre effet. Camille, qui l’écoute, a intérêt, commelui, à savoir comment s’est faite une paix dontdépend leur mariage ; et l’auditeur, que Sabine etelle n’ont entretenu que de leurs malheurs et desappréhensions d’une bataille qui se va donnerentre deux partis, où elles voient leurs frères dansl’un et leur amour dans l’autre, n’a pas moins d'avi-dité qu’elle d’apprendre comment une paix si sur-prenante s’est pu conclure.

Ces défauts dans cette narration confirment ceque j’ai dit ailleurs, que, lorsque la tragédie a sonfondement sur des guerres entre deux états, ou surd’autres affaires publiques, il est très-malaisé d’in-troduire un acteur qui les ignore, et qui puisserecevoir le récit qui en doit instruire les specta-teurs en parlant à lui.

J’ai déguisé quelque chose de la vérité histori-que en celui-ci : Cléopâtre n’épousa Antioelnisqu’en haine de ce que son mari avait épousé lto-dogune chez les Partîtes , et je fais qu’elle nel’épouse que par la nécessité de ses affaires, surun faux bruit de la mort de Démétrius, tant pourne la faire pas méchante sans nécessité, commeJWénélas dans YOreste d’Euripide , que pour avoirlieu de feindre que Démétrius n’avait pas encoreépousé Rodogune, et venait l’épouser dans sonroyaume pour la mieux établir en la place del’autre, par le consentement de ses peuples, et as-surer la couronne aux enfants qui naîtraient de cemariage. Cette fiction m’était absolument néces-saire , afin qu’il fût tué avant que de l’avoir épou-sée, et que l’amour que ses deux fils ont pour ellene fît point d’horreur aux spectateurs, qui n’au-raient pas manqué d’en prendre une assez forte,s’ils les eussent vus amoureux de la veuve de leurpère, tant cette affection incestueuse répugne ànos moeurs !

Cléopâtre a lieu d’attendre ce jour-là à faire con-fidence à Laonice de ses desseins et des véritablesraisons de tout ce qu’elle a fait. Elle eilt pu trahirson secret aux princes ou à Rodogune, si elle l’eutsu plus tôt ; et cette ambitieuse mère ne lui en faitpart qu’au moment quelle veut bien qu il éclate,par la cruelle proposition qu’elle va faire à ses fils.On a trouvé celle que Rodogune leur tait à sontour indigne d’une personne vertueuse, comme jela peins ; mais on n’a pas considéré qu’elle ne lafait pas, comme Cléopâtre, avec espoir de la voirexécuter par les princes, mais seulement pours’exempter d’en choisir aucun, et les attache! tous