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IIÉUALLIUS, ACTE II, S CL N E VI.
Disposez des moyens et du temps de le prendre.Quand vous voudrez régner, faites-m’en possesseur :Mais, comme enfin j’ai lieu de craindre pour maTirez-la dans ce jour de ce péril extrême, [sœur,Ou deihain je ne prends conseil que de moi-même.
LÉONTINE.
Iteposez-vous sur moi, seigneur, de tout son sort,j'it n’en appréhendez ni l’hymen ni la mort.
SCÈNE
III.
LÉONTINE, KUDOXK.
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LÉONTINE. ^
Ce n’est plus avec vous qu’il faut que je dégui* ;
A ne vous rien cacher son amour m'autorise :
Vous saurez les desseins de tout ce que j’ai fait,
Et pourrez me servir à presser leur effet.
Notre vrai Martian adore la. princesse :
Animons toutes deux l’amant pour la maîtresse ;Faisons que son amour nous venge de Phoeas,
Et de son propre (ils arme pour nous le bras.
Si j’ai pris soin de lui, si je l’ai laissé vivre,
Si je perdis Léonce, et ne le fis pas suivre,
Le fut sur l’espoir seul qu’un jour, pour s’agrandiy,A ma pleine vengeance il pourrait s’enhardir.
Je ne l’ai conservé que pour ce parricide.
EUIHIXE.
Ah ! madame !
. LÉOxTI NE.
Le mot déjà vous intimide !
L’est à de telles mains qu’il nous faut recourir ;(.'est par là qu’un tyran est digne de périr ;
Et le courroux du ciel, pour en purger la terre,Nous doit un parricide au refus du tonnerre.
L’est à nous qu’il remet de l’y précipiter :
Phoeas le commettra s’il le peut éviter ;
Et nous immolerons au sang de votre frèreLe père par le fils, ou le (ils par le père.
L’ordre est digne de nous ; le crime est digne d’eux :Sauvons Iléraclius au péril de tous deux.
EtinoxE.
Je sais qu’un parricide est digne d’un tel père ;
Mais faut-il qu’un tel filS soit en péril d’en faire ?Et sachant sa vertu, pouvez-vous justementAbuser jusque-là de son aveuglement ?
LÉONTINE.
Dans le fils d'un tyran l'odieuse naissanceMérite que l’erreur arrache l’innocence,
Et que, de quelque éclat qu’il se soit revêtu,
Un crime qu'il ignore en souille la vertu.
SCÈNE IV.
, . O
LÉONTINE, EUDOXE, un page.
LE PAGE.
Exupère, madame, est là qui vous demande.
LÉONTINE.
Exupère !»a ce nom que ma surprise est grande !Qu’il entre. A quel dessein vient-il parler à moi,Lui que je ne vois point, qu’à peine je connoi ?Dans Pâme il hait Phoeas, qui s’immola son père ;Et sa venue ici cache quelque my^jpre.
Je vous l’ai déjà dit, votre langue nous perd.
SCÈNE V.
EXUPÈRE, LÉONTINE, EUDOXE.
EXDPÉI1E.
Madame, Iléraclius vient d’être découvert.
LEONTINE, A Eliclnxe.
Eli bien ?
EUDOXE.
Si... T
LÉONTINE.
(à Euüoxe.) (à Exupùrc.)Taisez-vous. Depuis quand ?
kmjphue. j>
Tout à l'hei |1-e
LÉONTINE.
Et déjà l’empereur a commandé qu’il meure?
Le. tyran est bien loin de s’en voir éclairci.
LÉONTINE.
Dominent ?
EXUPÈ1IE. *
Ne craignez rien, madame, le voie*-
LÉONTINE.
Je ne vois que Léonce.
EXUPÈ1IE.
Ah ! quittez l’artifiee-
SCENE VI.
MARTIAN, LÉONTINE, EXUPÈRE, Kl f’ 0 **'
MAltTIAN.
Madame, dois-je croire un billet de Maurice?Voyez si e’est sa main, ou s’il est contrefait;Dites s’il me détrompe, ou m’abuse en effet,Si je suis votre fils, ou s’il était mon père :Vous en devez counaître encor-le caractère.
LEONTINE lii le billel.
« Léontine a trompé Phoeas,
au l*eP
« Et, livrant pour mon (ils mi des siens